Alan Curtis a donné en septembre dernier, dans le cadre du festival de Viterbe, une exécution du rare Tolomeo de Haendel qui donnera lieu à un enregistrement pour Archiv/DG.
La distribution réunit Ann Hallenberg (Tolomeo), Karina Gauvin (Seleuce), Romina Basso (Alessandro), Pietro Spagnoli (Araspe). O gioia !
Par le même Curtis doit sortir au début de 2007 un Fernando (alias Sosarme) avec Lawrence Zazzo et Max-Emmanuel Cencic en tête de distribution.
À paraître également en 2007 chez Harmonia Mundi l'enregistrement d'Amadigi issu du concert dirigé par eduardo Lopez Banzo à Montpellier, avec Maria Riccarda Wesseling dans le rôle-titre et la remarquable Sharon Rostorf-Zamir en Melissa.
On retrouvera les deux cantatrices avec Kobie van Rensburg et Raimund Nolte dans un enregistrement du Messie, ou plutôt Der Messias, dans la traduction de Johann Gottfried Herder, le tout dirigé par Wolfgang Katschner (Coviello, 2007).
Au chapitre des rééditions imminentes, le Giulio Cesare dirigé par Karl Richter (DG, 1970), curieusement jamais réédité en CD, contrairement à son monumental Samson (avec Arroyo, Procter, Young, Donath, Stewart : le gratin). Bon témoin des usages germaniques encore en vigueur à l'époque : parties transposées (Fischer-Dieskau en César, Schreier en Sesto, Franz Crass en Tolomeo !), da capo sans AUCUN ornement, partition complète. La direction de Richter est disons nourrie…
Mais les dames valent le coup : Julia Hamari déploie en Cornelia son alto sublime (l'expression reste un peu molle, mais quel chant) et surtout Troyanos confère à Cléopâtre une splendeur vocale, un sens de la couleur, de l'expression et du phrasé, de l'ironie comme de la grandeur, tous exceptionnels. C'est la seule Cléopâtre érotique que j'aie entendue (Delunsch sur scène à Bordeaux mise à part) et son mezzo est finalement très à l'aise malgré les passages aigus du rôle. L'air d'entrée est d'une ardeur magnifique, "V'adoro pupille" ravit. À connaître impérativement : comme Kozena et avant elle, Troyanos révèle le caractère d'un rôle trop souvent confié à des soranos aigus.
Par Bajazet
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Vendredi 15 décembre 2006
« Le ténor a pris le théâtre en photo avec son téléphone. »
(Le Monde, 15 déc. 2006)
Par Bajazet
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Vendredi 29 décembre 2006
Ce n'est pas nouveau… et ceux qui ont entendu son Armida dans le Rinaldo ne l'ont sans doute pas oubliée. La version Jacobs a heureusement préservé cette incarnation extraordinaire, un des rares témoignages discographiques de cette voix fantastique, doublée d'une intelligence musicale et expressive de premier ordre.
Photos et extraits live sont disponibles sur son site (pas forcément à jour) :
www.ingakalna.com
La soprano lettone est toujours en troupe à Hambourg : après Ilia la saison passée, elle va chanter Regina dans Mathis le peintre de Hindemith, puis en mai prochain le rôle de Polissena dans le Radamisto de Haendel, aux côtés de la mezzo Maïté Beaumont. Toutes deux avaient interprété les protagonistes d'Alcina par le passé, toujours à Hambourg.
Or, selon une source bien informée, Inga Kalna devrait reprendre ce rôle d'Alcina à l'Opéra de Paris la saison prochaine !
Aaaaaaaaaaaah, mio cor…
Par Bajazet
17
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Un courrier de la Salle Pleyel annonce le remplacement, pour le rôle de Télaïre, de Sandrine Piau par Sophie Daneman, qui sévit donc toujours.
Tristes apprêts, pâles flambeaux...
Le même courrier nous assure aimablement qu'Anders Dahlin, Laurent Naouri et Jennifer Smith seront à leur poste dans ce Castor & Pollux dirigé par Gardiner les 16 et 17 février prochains.
Par Bajazet
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Le programme est en ligne
http://www.festivalbeaune.com
Comment ne pas être déçu devant la raréfaction des concerts et surtout la platitude de la programmation ? Le Festival de Beaune a brillé naguère à la fois par le choix de raretés et/ou par des distributions prestigieuses. Pour le coup, on nous propose ce qu'il faut bien appeler du tout venant. À quoi bon ces Noces de Figaro en version concert et honorables sur le papier ? Cet Enlèvement réchauffé d'Aix était-il nécessaire ? Et Christie dans La Création, franchement… Malgré un versant de musique sacrée plus intéressant (Buxtehude, Purcell), le programme est ostensiblement recentré sur des compositeurs qui attirent de toute façon le public (Bach, Monteverdi, Mozart, le Haydn de la Création… mais pas celui du Retour de Tobie). Et un énième come back de Scholl dans les cantates italiennes, pietà di noi. Pas de baroque français, pas d'opéra ou d'oratorio italien rare du XVIIIe.
Certes, le Festival a par le passé honoré ces répertoires, mais que se passe-t-il pour qu'un festival-anniversaire se replie ainsi assez frileusement sur des œuvres dont de toute façon on ne peut guère attendre d'éblouissement vocal ? Baisse du budget, des subventions ? Il est triste de constater une telle évolution, ne serait-ce qu'en comparant avec le programme de l'an passé.
Par Bajazet
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