Mardi 27 octobre 2009
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19:59
Voici venir le temps des rires et des chants des visites qui sollicitent la mémoire.
Et voici donc deux interprètes de l'opéra, que nous appellerons A et B, et qu'il s'agit
d'identifier. Les photos ont été prises toutes deux en Allemagne. Mais pour le reste A et B s'opposent.
– A et B ne chantaient pas dans le même registre
– A figure ici dans un petit rôle ; B dans un rôle mythique du répertoire
– Vous avez forcément entendu A au disque un jour ou l'autre, mais sans doute pas B, qui a laissé très peu de témoignages
– Corollaire : vous n'aurez pas forcément envie de réentendre A ; mais vous seriez peut-être curieux d'entendre B dans le rôle de la photo, dont il n'existe pas de trace sonore
à ma connaissance.
A
B
Par Bajazet
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A est beaucoup moins évitable quand on écoute des disques, que la malheureuse Höngen, paradoxement.
Et sinon vous n'avez pas envisagé que A puisse être un homme ?
Et en B... Christel Goltz? En Elektra? (dont il n'existe apparemment pas de trace, sauf le monologue en 78 tours dirigé par Solti).
D'ailleurs, les deux dames se sont rencontrées au moins dans l'Elektra montée en 1960 à Strasbourg, comme en témoignage une photo dans l'ASO!
:-p
B a fait beaucoup moins de disques que Goltz. À vrai dire, je n'ai recensé d'elle qu'un seul disque de studio, et quelques live. Et je n'ai même jamais entendu sa voix. C'est pourtant un nom que vous aurez croisé. Et sur ce blog même.
La réponse est oui. Mais cela suffit-il à vous éclaircir ?
Vous ne trouvez pas que A hésite entre la tête de chien et Jean-Claude Gaudin ?
A n'est pas Jean Tissier
Sophie Daneman (en Salomé?) dont le filet de voix passe rarement le 1er rang? Mais non, elle a participé à plein d'intégrales.... (Vous avez entendu sa Rodelinda?) Et même un récital Schumann chez EMI. ..
J'ai quand même tâché de garder un peu de modération sur la pente de la nécrophilie !
Vous voyez, du reste, que la photo B est postérieure à la Seconde Guerre.
Pas de Rose Pauly qui tienne.
Si mes recoupements sont justes, la photo A doit dater du tout début des années 70 et la photo B de la décennie précédente.
Tout le monde aura reconnu son petit bonnet dans la mise en scène de Wieland Wagner.
Car Mme A, étant à peu près partout, était aussi à Bayreuth, comme chez elle.
Pour Mme B, ce n'est pas Senta, et ce n'est pas Wagner non plus
Tss tss, comme si Res Fischer hantait les catalogues discographiques...
Je ne suis même pas sûr qu'elle ait fait des enregistrements de studio, hors des productions radiophoniques (Elektra avec Varnay et Hotter, je ne sais plus que Hänsel et Gretel).
Je le répète, Mme A est à peu près inévitable au disque dans le répertoire allemand.
Ah pardon, on trouve également la célèbre Lili Chookasian.^^
:-/
Début des années 70, disais-je. Pardon si j'ai confondu avec une reprise de la production Wieland.
Mais enfin, vous qui êtes toujours fourré dans le répertoire allemand, une mezzo pas terrible et pourtant omniprésente au disque, ça ne vous dit donc rien ??
http://www.bayreuther-festspiele.de/fsdb/funktionen/5/index.htm
Après avoir hésité avec Unnie Rugtvedt (!), ta description m'a orienté vers Ilosvay. Mais je m'égarais complètement !
Car j'ai trouvé (photo incluse).
http://www.bayreuther-festspiele.de/fsdb/personen/394/index.htm
C'est dans la mise en scène d'Everding.
Le nouveau site du festival de Bayreuth est décidément une mine !
Je l'évite partout, partout elle me poursuit.
Sieglinde Wagner : il fallait bien qu'avec un nom pareil elle se fourre aussi à Bayreuth.
Abonnée aux seconds (ou troisièmes) rôles, mais bien introduite au disque auprès des plus grands, sans qu'on voie bien ce qui, à part le prestige de son nom, pouvait bien lui valoir cet honneur. Jamais entendu un Orlofsky plus plat ni aussi dénué d'esprit, pour ma part (version Clemens Krauss). Mais je n'ai pas entendu Risë Stevens, je l'avoue.
Toujours est-il que cette photo est ce que je retiens de plus intéressant chez elle. Si je ne m'abuse, c'est la production dirigée par Böhm avec G. Jones qui a été gravée chez DG.
Nun : ich spinne fort.
Quiconque farfouillera sur Youtube avec un peu de jugeotte devrait au moins identifier Mme B, à défaut du rôle qu'elle semble n'avoir chanté qu'en passant. Un indice : elle aussi est passée à Bayreuth, mais sans les honneurs du disque.
Mais bon, je ne vais pas rappeler le malheureux épisode Dernesch lors d'un jeu précédent
Trêve de tergiversations : la photo B représente Nelly Oleson en proie à ses vieux démons.
La preuve par l'image : http://www.mandor.fr/media/02/00/1419792854.JPG
La ressemblance frappe par son évidence sans même aller jusqu'à comparer la frisure des anglaises.
On peut imaginer ainsi Nelly porté à la corpulence de Mrs Olson, mais avec le masque du Révérend, alors.
En tout cas, Mme B est de la même nationalité que Nelly.
L'avocat d'André Tubeuf nous prie du reste de préciser que jamais Lula Mysz-Gmeiner n'a trempé dans ce jeu débile.
Je viens d'entendre enfin Mme B sur Youtube. Elle ne s'embarquait pas sans biscuits.
Mme B est américaine mais chantait en Allemagne (en particulier dans les années 60)
Mme B n'est pas mezzo
Mme B est photographiée dans un rôle mythique (qui n'est pas Elektra)
Mme B chantait Strauss et Wagner
Les interprétations de Mme B sont documentées quasi exclusivement par des disques live non officiels.
Dans sa seule (sauf erreur) intégrale d'opéra au studio, elle chante le rôle-titre
Mais non, je ne suis pas malade !
Gladys Kuchta, américaine issu d'une famille émigrée de Pologne. Grand soprano dramatique en troupe à Berlin pendant 17 ans (Elektra, Brünnhilde, Isolde, Turandot).
Elle a gravé Fidelio au sein d'une modeste distribution à Hambourg, mais avec Patzak en Florestan. Elle ne fait que passer dans des extraits des Contes d'Hoffmann produits par DG pour Konya (Giulietta).
Parmi ses témoignages live, la Teinturière avec Karajan et Janowitz en Impératrice (Gala). Allô Francesco ?
La voici dans Elektra face à Resnik, et dans un fragment du Crépuscule avec Greindl.
Bon. Reste à trouver le rôle dans lequel elle est photographiée.
Le rôle de la photo B était à la fois exotique et logique pour Kuchta.
Le peu que j'ai entendu m'a semblé très beau, malgré un certain manque de mordant et de mobilité, mais c'est d'une dignité appréciable pour ce genre de voix.
Sa bio sur le site du festival de Bayreuth indique à tort une Kaiserin à Paris en 1972 (elle chantait la Femme) :
http://www.bayreuther-festspiele.de/fsdb/personen/8021/index.htm
Un autre article : http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/obituary-gladys-kuchta-1183767.html