Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /2007 23:51

Aujourd'hui : l'Idiote chez les Grecs


    Or fust dame Roux traversant la mer jusque dans l'Hellade.  Objet du déplacement : un hommage à Callas dans le cadre du festival d'Athènes, comprenant la reprise à Épidaure de la Medea de Cherubini par Antonacci dans la mise en scène de Kokkos.
    Elle en est revenue, et elle en a ramené ça.

    Timeo Mariodos et dona ferentes. Mais pour le coup, rien à craindre.  La lecture de l'article, qui ressemble à un résumé de d'avant-papier, évoque assez bien cette fascination du vide dont parlent les alpinistes (du moins ceux qui en sont revenus). C'est peut-être kierkegahardien, allez savoir…

    Un passage au moins nous rappelle l'identité indiscutable de l'auteure :

« un gala où se produisaient June Anderson, Béatrice Uria-Monzon et la basse grecque, Dimitri Kavrakos, dans quelques grands rôles d'opéras français et italiens que Callas incarna de manière inoubliable (Carmen, La Norma, La Sonnambula, La Traviata). »

   
Dans ces conditions, comment ne pas regretter que le sopraniste Aris Christoffelis, programmateur des festivités, ne se soit pas joint au cortège ?

*   *   *

    Au fait, puisque les précédents volets des Aventures de l'idiote m'ont attiré un courrier qui n'était guère flatteur, je tiens à rappeler l'étymologie d'idiot, qui est latine mais par emprunt au grec justement.
    Idiôtês : simple particulier, par opposition à un magistrat, à un homme public, à un spécialiste ; d'où le sens premier en français : ignorant, illettré. (Remerciements au Dictionnaire historique de la langue française, Robert.)
   
    Vous n'imaginez quand même pas que j'ai employé ce mot comme synonyme courant de crétin ou imbécile ! On est ici dans un blog prétentieux, et c'est bien pour ça d'ailleurs qu'un de nos aimables correspondants incrimine céans un pédantisme qui intellectualise abusivement l'amour de la musique, le vrai, celui qui est spontané, sensible, qui ne se prend pas la tête, lol mdr usw. Que voulez-vous, le Bajablog est désespérément idiosyncrasique.

    Je me flatte du moins, j'espère que chacun concèdera que le mot idiolecte s'applique d'évidence aux articles de Mme Roux. De toute façon, comme l'écrivait Fénelon à Houdar de La Motte (lol mdr usw.) :
    « Chacun se peint dans ce qu'il écrit. »


Par Bajazet - Publié dans : Citations
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Commentaires

Cela dit je suis certains que Callas aurait fait un très bel Amonasro et pourquoi pas Escamillo! Elle n'a de ces fulgurances la Mariaude! :o)
Commentaire n°1 posté par licida le 17/07/2007 à 10h36
Et puis tu n'es pas le seul à verser dans la prétention Baja:

"la Medea, de Cherubini, montée au grand Théâtre en plein air d'Epidaure, rôle que Callas interpréta en 1961, dans la production du peintre Yannis Tsarouchis"

Mais bien sur! Et La Traviata à la Scala de 1955 était mise en scène pas Lila de Nobili et la Medea de 1953 dans le même lieu par le peintre italien Fiume; après tout confondre metteur en scène et décorateur est bien pardonnable pour une critique de la renommée de Marie-Aude, surtout que pour le coup ce ne sont que des metteurs en scènes négligeables...

En l'occurence la production de Medea à Epidaure, comme à la Scala, est la célèbre mise en scène d'ALEXIS MINOTIS dans des décors du peintre Yannis Tsarouchis.

Vous croyez qu'elle ne sait pas lire correctement un programme, qu'elle est completement ignorante de la carrière de Callas ou simplement qu'elle a voulu faire son intelligente en mettant un nom inconnu de la postérité?
Commentaire n°2 posté par licida le 17/07/2007 à 10h51
"Les rafales de vent tiède et un petit chat récalcitrant sur le proscenium n'ont pas gâté le beau rituel sur fond de montagnes et de nuit ".
un mari-ré, un mari-cal, un mari-ci, un mari-trant
un mari récalcitrant !
Commentaire n°3 posté par muriel le 17/07/2007 à 11h12
Dans mon esprit simple, j'avais compris un chat dans la gorge , me souvenant de ce petit voile dans les aigus...
Mais proscenium n'est pas un terme médical bien-sûr !
Pardon, pardon, je revendique le rôle d'idiote de service. Oups !
Commentaire n°4 posté par muriel le 17/07/2007 à 11h52
Savoir conter une petite méchanceté gaiement est bien plus rare qu'en faire, un vieil homme d'esprit me le rappelait tantôt...

C.
Commentaire n°5 posté par Caroline le 17/07/2007 à 15h15
Mdr! Lol, ptdr. Je ne sais pas quel est l'idiot qui s'est senti illettré en vous lisant, il aura été mal informé. Ne vous arrêtez pas à des remarques mal formulées.
J'espère qu'ils ont filmé Antonacci...
Commentaire n°6 posté par Aladin-Lol le 17/07/2007 à 15h19
(Baja se râcle la gorge et le proscenium)
Un, deux.

NEMICI SENZA COR,
ASTUTA MIA RIVAL,
CHE ME STRAZIAR VOLETE…
DELL'OOOOOOOOORCO I NUMI QUI
IO CHIAMO A TESTIMON
DEL GIURO MIO FATAL
D'OLIMPO ANCOR GLI DEI !


S'il vous plaît, Licida, cessez de faire le savantasse. La Marioda fatal a écrit "la production du peintre Tsarouchis", animée par le souci d'une démarche antiquisante, non voyoute et parfaitement congruente au sujet : le décorateur importait plus qu'un improbable régisseur. Manière élégante de nous rappeler qu'une production, c'est d'abord un décor. Du moins c'est ce qu'on dit, nous autres, à Toulouse.

Et puis, que voulez-vous, Mariode est tellement sensible au visuel, oh tellement que dans Kierkegahahahard elle regarde surtout les images.

Commentaire n°7 posté par Bajazet le 17/07/2007 à 16h31
En fait, je m'attends tellement à une tournure de phrase compliquée, avec allusions et références, que je ne comprends plus le premier degré.
Un chat, un petit chat qui passait par là ... mais qu'a-t-elle voulu dire au juste ?
Commentaire n°8 posté par muriel le 17/07/2007 à 16h55
Mariode est parfois littérale en vacances, tu sais. Surtout que là, elle ne s'est vraiment pas foulée. C'est effarant.

Oui, un chat, un petit chat, Muriel. Il y en a dans les cimetières, alors tu penses bien que dans des ruines antiques…

Ce chat était-il dans son assiette ? peut-être avait-il vu un DVD de Grubi à Munich chez Aris Christofellis ? Nous ne le saurons jamais.

Commentaire n°9 posté par Bajazet le 17/07/2007 à 17h04
et sinon, il faisait chaud à Epidaure ?
Commentaire n°10 posté par muriel le 17/07/2007 à 17h18
C'est vrai qu'elle aurait pu faire un petit point météo. Et même la météo des plages, yavait de la place de reste sur la page.
Commentaire n°11 posté par Bajazet le 17/07/2007 à 18h34
Non, ne rêvez pas ! Le 4e volet des Aventures de Mariodes ne sera pas "l'Idiote à Naxos".
Commentaire n°12 posté par Bajazet le 17/07/2007 à 22h17
schtroumpfement schtroumpf

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-939801@51-939551,0.html
Commentaire n°13 posté par Joseph-Dordogne Brun le 27/07/2007 à 20h33
"Il faut de la constance pour suivre dans cet imbroglio stylistique le parcours initiatique du poète Tannhäuser. Lequel, sortant de la grotte de débauche de Vénus (sur fond rouge forcément) comme un pingouin sur une banquise, se retrouve le cul dans l'herbe d'une verte prairie de Schtroumpfs."

elle prend des substances illicites, c'est pas possible ...
Commentaire n°14 posté par muriel le 28/07/2007 à 12h44
Et toujours la même ignorance crasse! Il n'y avait plus qu'elle qui attendait le Wolfram de Trekel, cela fait bien 4 ou 5 ans qu'il chante le rôle à Bayreuth et ailleurs....

J'aime beaucoup le "cela ira en s'allégeant: allégeance sera faite à la musique"! Une analyse à chaud, sieur Bajazet?
Commentaire n°15 posté par Tom le 28/07/2007 à 14h42
Pas d'analyse à chaud, mais du pédantisme froid : elle combine un polyptote et une concaténation, la cumularde...

Merci au brun Joseph pour le lien, qui nous offre (?) un autre aspect de l'art de la dame : écrire un compte rendu à partir d'un résumé de l'opéra auquel on accroche quelques breloques.
Commentaire n°16 posté par Bajazet le 30/07/2007 à 02h51
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