Lundi 2 avril 2007
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J'ai bien écrit Robert, et pas Jean-Philippe, nuance !
Adoncques hier c'était la fête des Rameaux, et par cet après-midi pluvieux mais frais et même radieux je roulais en voiture en venant de là :
Je ne vous dirai rien de cette chapelle sur le promontoire, où passa, dit-on, Marguerite de Navarre, ni de cet arbre en fleurs (le seul parmi ceux plantés à droite de la
chapelle), ni des agneaux dans la prairie d'auprès, ni du frémissement de la pluie, ni de ce vert tendre si particulier dans les Pyrénées à cette époque (erstes
Grün, comme on dit chez Schumann).
Et justement, j'ai à vous dire qu'un peu plus loin sur la route, alors que j'étais arrivé dans la plaine, je suis tombé, par le hasard des fréquences radio, sur un concert
d'archives : George Szell à Lugano avec son orchestre de Cleveland, dans la Deuxième symphonie de Schumann. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas écoutée (j'ai ces symphonies en
disque par Sawallisch à Dresde) et je ne sais si c'est à cause de cet avril frisquet et lumineux, ou de ce sentiment d'espace merveilleusement ouvert et accueillant en descendant, ou du plaisir
de réentendre cette musique si vitale, ou des vertus propres de cette interprétation, ou de tout cela à la fois, mais j'en ai été ravi, littéralement – même si j'ai gardé le contrôle du
véhicule.
Que ceux qui ne connaissent pas le 3e mouvement, adagio espressivo, cliquent ci-dessous. Szell a gravé cette symphonie au moins 2 fois, dans l'intégrale
Schumann avec Cleveland chez Sony, mais aussi avec la Philarmonie de Berlin (Testament). C'est la Première symphonie qui est intitulée « le Printemps », mais c'est bien avec cette
seconde que ce dimanche piémontais et printanier devait être célébré.
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Par Bajazet
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Publié dans : uvres et compositeurs
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