Dimanche 28 janvier 2007
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Pour la saison d'opéra 1770-1771, la ville de Turin commandait un opéra célébrant son histoire : Annibale in Torino. Le livret, dû à Jacopo Durandi, fut mis en musique par Giovanni Paisiello, alors âgé de 30 ans. Le jeune Mozart, qui passait par là, assista avec son père à l'une des représentations. À la même époque, l'Académie de peinture lançait un concours sur le même thème que l'opéra.
La genèse de cet opéra et son contexte sont retracés dans un livre à paraître dans quelques jours, lequel propose aussi le livret intégral :
"Annibale in Torino" Una storia spettacolare, EDT
http://www.edt.it/shop/dettaglio.php?isbn=9788860401731
Cette publication est placée sous l'égide d'une association turinoise (De Sono), laquelle organise une exécution en concert de cet opéra le 25 février prochain à 21h au Conservatoire de Turin. Ce concert est gratuit : se reporter au site www.desono.it pour retirer une invitation.
L'affiche est plus qu'alléchante :
Annibale : Sakurada Makoto*
Artace : Karina Gauvin
Adrane : Roberta Invernizzi
Edlige : Sonia Prina
Oscarte : Maria Grazia Schiavo
Jassarte : Romina Basso
Accademia Bizantina
Direction musicale : Ottavio Dantone
Il n'y a que les Alpes à franchir. Se munir d'éléphants et de vinaigre bouillant pour faire éclater la roche. À défaut, prier le Ciel que ce concert soit accueilli au prochain Festival de Beaune !
* C'est un ténor qui a participé à la série des cantates de Bach gravées sous la direction de Suzuki. J'ignore si dans la distribution que j'ai reproduite le nom précède le prénom ou pas : il semblerait que Sakurada soit le patronyme. (Mais alors, Professeur Marrec, ce serait comme pour les Hongrois ?)
Par Bajazet
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Publié dans : Actualités
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(Mais c'est totalement idiot de procéder à l'inversion au milieu d'une liste de noms, on ne peut pas savoir s'il vit en Europe ou au Japon pour rétablir l'ordre !)
Je faisais justement remarquer, récemment, que si Carthage avait beaucoup inspiré l'opéra, c'était plus par Virgile que par Tite-Live, plus Didon qu'Hannibal. Pourtant, je m'étonne qu'aucun opéra n'ait encore été proposé sur la pièce de Munk. On pourrait fissurer les héros, faire de la morale et tout et tout...
Moi je ne connais que : Un éléphant ça trompe énormément. Mais dites, ça na vous tenterait pas d'écrire un livret sur la chute d'Hannibal ? N'oubliez pas de prévoir des arias da capoue.
Chiche pour le livret sur Hannibal, mais vous faites la musique !
Et la liste des annonces qui disparaît, Marguerite Duras engloutie...
Si le 1er février quelque chose cloche, ça ira mal pour vous, vous êtes prévenu.
Bonne fin de matinée.
Vous vous rappelez l'histoire du Roi d'Ys ?
c'est une affiche impressionnante pour cet opéra
http://www.sistemamusica.it/2007/febbraio/27.htm
...une petite entrée en matière.
C.
Merci du rensignement.
N.B :J'ai publié en octobre 2008, un livre "Hannibal et César dans les Alpes" préfacé pat P.Hunt,professeur à l'Université de Stanford, qui est d'accord avec ma thèse. J'ai d'excellentes critiques de ce livre.
(c'est drôle que ce fil remonte maintenant, parce que nous allons peut-être entreprendre une traduction de ce livret ^^)
http://www.desono.it/archivio/libretti/pdf/libretto_20070225.pdf