Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 10:05

Sandor KONYA
Né le 23 septembre 1923 à Sarhad (Hongrie)
Mort le 20 mai 2002 à Ibiza (eh oui)



   Le soleil à travers les brumes du matin.
   Le plus merveilleux Lohengrin, le Walther le plus aristocratique, le voilà. C’est le Lohengrin de Bayreuth mis en scène par Wieland Wagner, face à l’Elsa de Rysanek sous la baguette de Cluytens, qui propulsa en quelques soirées de 1958 ce ténor hongrois au firmament du chant. Qu’admirer le plus ? Un mélange de virilité chevaleresque et de mystère, l’élégance onirique du chant, un rayonnement tout de délicatesse, le cantabile soutenu par la clarté du texte : avec sa manière extraordinaire de sembler à la fois présent et ailleurs, de s’incarner en se dérobant, il trouvait là le rôle de sa vie, repris ensuite avec Elisabeth Grümmer (réédition récente chez Orfeo). Il administrait ainsi la démonstration d’un chant wagnérien souverain, d’une poésie confondante, sans rien de poussé ni de forcé. Son Walther von Stolzing sera de la même trempe, non plus mystérieux mais emporté comme il se doit, avec toujours ce chant idéalement rayonnant et ardent. Cette interprétation est conservée dans les meilleures conditions par l’enregistrement des Meistersinger Kubelik, au sein d’un ensemble inégalé.
  Sa carrière s’est essentiellement développée en Allemagne (à Berlin notamment) et au Met de New York.
Il existe un site allemand consacré à Konya, mais chichement conçu (quelques belles photos cependant, dont Lohengrin avec Crespin) :
http://www.sandor-konya.com

    Je ne connais pas ses interprétations verdiennes (ne sont disponibles que des bouts de live au MET ou des sélections en allemand), mais ce que j’ai entendu de ses Puccini (récital DG) me semble absolument splendide, toujours noble et poétique. J’aimerais beaucoup entendre son Dalibor, mais le disque est très difficilement trouvable. Ce que j’ai entendu de lui dans Hoffmann (live de Buenos Aires avec Mesplé et Harper) est d’un caractère très poétique et chanté avec facilité. Et j'imagine que son Max du Freischütz est à peu près idéal.





DISCOGRAPHIE de SANDOR KONYA

¶ BIZET, Carmen, (extr. en allemand), avec I. Malaniuk, E. Wächter : Polygram

¶ DONIZETTI, Lucia di Lammermoor, dir. J. Rosenstock, avec J. Sutherland, N. Herlea, B. Giaiotti, live Met 1964 : Gala

¶ GIORDANO, Andrea Chénier, duo « Vicino a te » avec Inge Borkh, dir. R. Kraus : inclus dans le coffret Inge Borkh chez Gala.

¶ GOUNOD, Roméo et Juliette, duo avec Anna Moffo (1967) : inclus dans le DVD « Tribute to Anna Moffo », VAI.

¶ KIENZL, Der Evangelimann (extr.), dir. H. Stein, avec U. Boese, Th. Stewart : DG

¶ LEHAR, La Veuve joyeuse / Le Comte de Luxembourg (extr.), dir. Marszalek : Philips

¶ LEONCAVALLO, Paillasse (extr. en allemand) : Polygram

¶ MASCAGNI, Cavalleria rusticana (extr. en allemand) : Polygram

¶ MILLÖCKER, Der Bettelstudent / Gasparone / Die Du Barry (extr.), dir. Marszalek, avec I. Hallstein : Philips

¶ OFFENBACH, Les Contes d’Hoffmann :
—dir. Maag, avec M. Mesplé, H. Harper, G. Bacquier, live Buenos Aires 1969 : Opera d’Oro
—dir. R. Kraus (extr. en allemand), avec Th. Stewart, M. Dobbs, Gl. Kuchta, H. Klug, C. Ahlin : DG     

¶ PUCCINI, Tosca :
—dir. Patané, avec R. Tebaldi, C. McNeill, live Philadelphie (?) : On Stage
—dir. H. Stein (extr. en allemand), avec St. Woytowicz, K. Borg : Berlin Classics

¶ PUCCINI, La Bohème (extr. en allemand) :
—dir. Cleva, avec R. Tebaldi, Fr. Guarrera, live Met : Gala
—dir. Marszalek (extr. en allemand), avec R. Streich : Polygram
—dir. Erede (extr. en allemand), avec P. Lorengar, R. Streich, D. Fischer-Dieskau : DG 1961 (rééd. 2006)

¶ SMETANA, Dalibor (en allemand), dir. Kubelik, avec G. Nienstedt, F. Weathers, E. Morrison, Fr. Crass, live Radio Bavaroise 1968 : Serenissima (CD suppr.).

¶ Johann STRAUSS, Der Zigeunerbaron / Die Fledermaus / Eine Nacht in Venedig (extr.), dir. Marszalek, avec I. Hallstein : Philips

¶ VERDI, Requiem, dir. Giulini, avec I. Ligabue, G. Bumbry, R. Arie, live Londres 1964 : BBC Legends.
Existe aussi en DVD EMI.

¶ VERDI, Nabucco (extr. en allemand), dir. H. Stein, avec L. Synek, E. Lear, Th. Stewart, M. Talvela : DG

¶ VERDI, Aida (sélection en allemand), dir. A. Quadri, avec Gl. Davy, C. Ahlin, H. Hotter, P. Schöffler : DG

¶ VERDI, Rigoletto (extr. en allemand) avec I. Hollweg, I. Malaniuk, E. Wächter : Polygram

¶ VERDI, Le Trouvère (extr. en allemand) :
—dir. J. Kulka, avec Gl. Davy, C. Ahlin, R. Wolansky : DG
—dir. Marszalek, avec H. Hillebrecht, I. Malaniuk, E. Wächter : Polygram

¶ VERDI, Don Carlos, dir. De Fabritiis, avec G. Jones, B. Cevick, S. Bruscantini, N. Rossi-Lemeni, live Tokyo 1967 : On Stage 2000.

¶ VERDI, Un bal masqué (extraits de l'acte III), live Met 1968, dir. Th. Schippers, avec M. Arroyo et R. Merril : en complément du Vaisseau fantôme (Gala, voir ci-dessous)

¶ WAGNER, Le Vaisseau fantôme (rôle d’Erik), dir. K. Böhm, avec G. London, L. Rysanek, G. Tozzi, G. Shirley, live Met 1963 : Gala

¶ WAGNER, Lohengrin :
— dir. Cluytens, avec L. Rysanek, A. Varnay, E. Blanc, K. Engen, live Bayreuth 1958 : Myto
— dir. Matacic, avec E. Grümmer, R. Gorr, E. Blanc, Fr. Crass, live Bayreuth 1959 : Melodram 1997 ou Orfeo 2006
— dir. Rosenstock, avec R. Crespin, N. Rankin, E. Wiemann, live Met 1964 : Gala [en complément, extraits de Lohengrin par Konya avec Bjoner (Böhm, Met 1967) ou Arroyo (Böhm, Met 1968) et aussi Grümmer (Rosenstock, Met 1967)] 
— dir. Kempe, avec H. Harper, Gr. Hoffmann, D. McIntyre, K. Ridderbusch, live Bayreuth 1967 : Melodram 2000
— dir. Leinsdorf, avec L. Amara, R. Gorr, W. Dooley : studio RCA

¶ WAGNER, Die Meistersinger :
— dir. Kubelik, avec G. Janowitz, B. Fassbaender, Th. Stewart, G. Unger, Th. Hemsley, K. Engen, Radio de Munich 1967 : Arts.
— dir. Böhm, avec A. Silja, J. Greindl, K. Böhme, C. Alexander, R. Hesse, live Bayreuth 1964 : Melodram 2005
— dir. Rosenstock, avec L. Della Casa, O. Edelmann, K. Dönch, live Met 1966 : Gala
— dir. Leitner, avec G. Neidlinger, Cl. Watson, C. Alexander, G. Unger, live Buenos Aires 1967 : Living Stage.

¶ WAGNER, Parsifal :
— dir. Cluytens, avec R. Gorr, B. Christoff, live Scala : Melodram 2006
— dir. Boulez, avec A. Varnay, J. Greindl, Th. Stewart, G. Neidlinger, K. Böhme, live Bayreuth 1966 : Melodram
— dir. Jochum, avec J. Martin, Th. Stewart, Fr. Crass, K. Ridderbusch, G. Nienstedt, live Bayreuth 1971 : Melodram
— extraits du IIe acte, dir. Prêtre, avec R. Crespin, live Met 1966 : en complément des Meistersinger chez Gala.

¶ WAGNER, Rheingold (rôle de Froh), dir. Knappertsbusch, avec H. Hotter, R. Gorr, E. Grümmer, Fr. Uhl, Th. Adam, live Bayreuth 1958 : Melodram

¶ WEBER, Le Freischütz, dir. L. Ludwig, avec P. Lorengar, E. Mathis, G. Feldhof, J. Macurdy, live Met 1972 : Gala 2006.


¶ ANTHOLOGIES ET RÉCITALS

1) Sandor Konya singt Opernarien, DG 1962 (non reporté en CD) :
—Meistersinger : « Am stillen Herd », « Morgenlich leuchtend »
—Lohengrin : « In fernem land », « Mein lieber Schwann »
—Le Trouvère (en all.) : « Il presagio funesto », « Ah, si ben mio », « Di quella pira »
— L’Élixir d’amour : « Una furtiva lagrima »
—L’Africaine : « Mi batte il cor — O paradiso »
—La Gioconda : « Cielo e mar »
— Aida : « Celeste Aida »
—Rigoletto : « Ella mi fu rapita », « La donna è mobile »
—Martha : « Ach, so fromm »

2) Nessun dorma : récital Puccini, dir. A. Votto, DG 1962 (rééd. CD)
Extraits de Tosca, Fanciulla del West, Mme Butterfly, Turandot, Gianni Schicchi, Manon Lescaut, La Bohème, Il Tabarro.
[Le report CD comporte aussi le trio de Nabucco (acte I), l’air de Radamès et le duo Radamès-Aida, tous repris des sélections DG de ces opéras.]

3) Sandor Konya sings Puccini, double CD Gala :
extr. live de Tosca, La Fille du Far West, Madame Butterfly, Turandot (avec Régine Crespin, Leonie Rysanek, Teresa Stratas)

4) Dein ist mein ganzes Herz : récital d'opérettes, DG 1961 (non reporté en CD)

5) Récital avec piano 1966, avec Otto Syfert au piano
(en complément de La Bohème avec Tebaldi chez Gala)
— Haendel, "Ombra mai fù"
— Schubert, "Leise flehen meine Lieder"
— Brahms, "O wüßt' ich doch den Weg zurück"
— Richard Strauss, Zueignung, op. 10 n° 1 
— Vincenzo de Crescenzo, Rondine al nido
— Leoncavallo, Mattinata
— Kodály, Chant militaire de recrutement
— Puccini, "E lucevan le stelle" , "Ch'ella mi creda"
— Umberto Giordano, "Amor ti vieta" (Fedora)
— Traditionnel de Hongrie : Virit már a Szarkaláb (Fleurs bleues de la prairie)

6) VERDI & WAGNER, Mélodies, avec Otto Guth (piano), Decca (DL79432 Gold label series), non reporté en CD.

7) Sandor Konya : double CD Melodram.
Extraits live des Contes d'Hoffmann (Buenos Aires), de Lohengrin avec Crespin (Met), de Don Carlos avec Gwyneth Jones (Tokyo), de Tosca avec Crespin (Met), de Lucia avec Sutherland (Met).

Par Bajazet - Publié dans : Artistes
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Commentaires

Kónya Sándor, exactement.

Le "s" est chuité. Les accents ne marquent pas l'accentuation, mais l'aperture, voire la longueur des voyelles. Le "á" doit être très ouvert. Le  "a" est un peu plus postérieur que notre "a" antérieur, un peu comme dans l'anglais "hot". Le "ó" est fermé et long.
La première syllabe doit toujours être accentuée, tout en prononçant distinctement les syllabes suivantes.
Et le patronyme se place avant le prénom.

Voilà pour l'anecdote, pour que votre idole préférée se retourne dans la rue lorsque vous l'interpelez. (OK, j'arrive un peu tard.)


Bien entendu pour Lohengrin, une référence, à la fois l'élégance du geste et le rayonnement vocaux. Quelque chose de mystérieux aussi, c'est vrai.

Il me semblait avoir entendu un bout de Rosenstock, mais je ne m'en souviens plus.

 J'ai une nette préférence pour la soirée de 59 avec von Matacic (et pas seulement parce qu'elle a la saveur délicieuse de ce qui est offert). Grümmer bien sûr, et aussi la vision dramatiquement engagée de Matacic.

La soirée de 58 est un peu alourdie par la direction un peu métronomique de Cluytens.  Si on parvient à deviner les notes que chante Rysanek (à défaut de trouver les consonnes), l'engagement est admirable. Reste l'Ortrud de Varnay, une des choses les plus infâmes que j'ai jamais entendues : faux en permanence, une purée de voyelles, seulement des sons hurlés, et le timbre plus horrible que d'habitude. Les choeurs sont plus beaux que jamais, et très belle prise de son. Manifestement en grande méforme ce soir-là - je fais référence à l'édition Myto.

La version Leinsdorf est également très belle, même si les choeurs sont lointains. L'entourage, moins prestigieux, est admirable.


Pour l'anecdote, on jouait le Kienzl en français sous le titre Le Prêcheur de Saint-Othmar. On trouve encore les partitions.


Les Contes d'Hoffmann, ça ne m'avait guère convaincu. Je reviens sur ce que j'avais pu dire, et je confirme : selon la langue, l'interprète peut radicalement changer. Certes, la musicalité (quoique déformée) est présente, mais le rayonnement vocalique a totalement disparu. Ce n'est pas une soirée qui m'a enthousiasmé, surtout avec le partenariat de M. Maag.
En revanche, le Richard Kraus fait beaucoup plus envie ! 

Le Dálibor est très tentant en effet, tout à fait ce qu'on peut rêver et on échappe au duo Rysanek qui, comme tu le devines, a quelque peu terrifié mes oreilles. C'était surtout la direction de Krips qui dénaturait totalement le style de l'oeuvre, et la traduction en allemand du tchèque n'est que rarement convaincante - de même, les témoignages de Caballé en Armida de Dovřák ne sont pas très enthousiasmants (voire soporifiques).
Voir ce que Kubelik en fait, mais je ne suis pas très optimiste.
Par ailleurs, j'avais entendu Mit Jan Va
čik dans le rôle, qui utilise en permanence la voix mixte, et c'était très impressionnant. Comme quoi, il n'y a pas que l'option guerrier noble qui puisse pleinement fonctionner.


¶ WAGNER, Le Vaisseau fantôme (rôle d’Erik), dir. K. Böhm, avec G. London, L. Rysanek, G. Tozzi, G. Shirley, live Met 1963 : Gala

Il existe aussi une version Böhm/Met avec David Ward (l'Arkel de Boulez I 8-) de 1965, diffusée à la radio en son temps. De même, avec Rysanek, Tozzi et
Kónya .
C'est une soirée du Met, disons. Orchestre plus sage qu'à l'habitude pour Böhm, Ward un peu paumé qui escamote les aigus (il octavie même les fa sur "ich will dich nicht verderben"),
Kónya est plus un Tristan dans le ton qu'un Erik. Un peu emporté, un peu vindicatif, avec un style pas toujours très châtié. Même vocalement, ce n'est pas parfait - reste surtout le très beau timbre (mais totalement happé par la bande :-).
Rysanek qui tient ses aigus pendant quelques heures, toujours un peu urlando. Bien sûr, incarnation engagée et précise, comme elle le fait souvant souvent dans ces rôles. Son précaire.

D'accord pour les Meistersinger phénoménaux de Kubelik.

Parsifal. Tu m'apprends que la version de la Scala (Cluytens/Christoff) vient d'être publiée en CD, je ne crois pas que c'était le cas ! 
Sinon, dans une version radio de 71 avec Leopold Ludwig (Met, Dalis, Siepi, Stewart), où brille l'allemand parfait et éloquent de Siepi, je l'ai évidemment trouvé très beau. Je conserve un faible pour les Parsifal petit format, le rôle n'est pas très difficile. Certes, si on a James King, c'est merveilleux, mais j'aime autant Wottrich ou même Hofmann !

Freischütz. La direction comme toujours mollassonne de Ludwig n'est pas dépourvue de style, en l'occurrence. Très joli plateau.
Kónya est évidemment un beau Max, le timbre rappelle étrangement celui de Carreras, ce rayonnement particulier dans l'aigu.
Commentaire n°1 posté par DavidLeMarrec le 12/01/2007 à 11h59
Merci, docteur. Comme je sais que vous ne voulez pa être payé, je vais vous offrir des live inédits de Varnay et Rysanek.
…………………
Non, je vous assure, ça me fait plaisir.

La prise de son du Lohengrin Myto est quand même un peu voilée (je ne sais pas trop comment dire), tu ne trouves pas ? Il est curieux que cette version, épuisée depuis un certain nombre d'années, ne soit pas rééditée.
En tout cas, disposer de Konya face à Rysanek puis Grümmer est vraiment passionnant, tant elles sont différentes dans le rôle, et également convaincantes.
Commentaire n°2 posté par Bajazet le 12/01/2007 à 12h15
La BDD m'ayant refoulé à l'entrée, je recommence.


Merci, docteur. Comme je sais que vous ne voulez pa être payé, je vais vous offrir des live inédits de Varnay et Rysanek.

Oh, mais détrompez-vous, j'ai une grande estime pour Rysanek, et je supporte tout à fait Varnay dans ses bons rôles et bons jours (qui sont les plus fréquents). 
Evidemment, quand on veut en faire des modèles absolus d'intégrité vocale ou musicale comme chez les lyricopathes-section hagiographes, on peut discuter plus férocement.

Quand on y pense, faire une telle carrière en chantant faux, par exemple, quand on voit par ailleurs la férocité du public à la moindre défaillance technique, ça tient du miracle. Plutôt attendrissant. 


La prise de son du Lohengrin Myto est quand même un peu voilée (je ne sais pas trop comment dire), tu ne trouves pas ?

Ce n'est pas une prise de son Teldec/Barenboim, je te l'accorde, on sent que c'est sur le vif, que l'orchestre est un peu loin, qu'il y a de l'espace entre le micro et les chanteurs, un peu de souffle peut-etre (je n'en ai pas souvenir), mais je trouve le résultat excellent, très vivant et naturel, on entend très bien.


 Il est curieux que cette version, épuisée depuis un certain nombre d'années, ne soit pas rééditée.


Tu me l'apprends, et j'en suis stupéfait.


En tout cas, disposer de Konya face à Rysanek puis Grümmer est vraiment passionnant, tant elles sont différentes dans le rôle, et également convaincantes.


Différentes, c'est le moins qu'on puisse dire, une passionnée et une sainte. La confrontation avec Amara, plus candide qu'éthérée, est intéressante aussi.
Commentaire n°3 posté par DavidLeMarrec le 12/01/2007 à 15h12
"Une passionnée et une sainte", dites-vous. Sans doute, mais je dirais plutôt deux folles, la première au rayon érotique, la seconde à l'étage mystique. Ou une qui explose et l'autre qui implose.
Commentaire n°4 posté par Bajazet le 12/01/2007 à 15h42
Oui, c'est exactement cela.


C'est du bokmål ou du nynorsk, cette remix ?
Commentaire n°5 posté par DavidLeMarrec le 12/01/2007 à 18h53
Un bokmål ? Où ça ?!!!
Commentaire n°6 posté par Bajazet le 12/01/2007 à 19h45

Je ne sais pas trop qui vous êtes et je viens juste de jeter un oeil sur cette partie consacrée à S. Konya, je suis trés heureux et complètement d'accord avec vous, il est la quintessence de Lohengrin, même sur des enregistrements plus tardifs au Met avec Crespin ou Bjoner, et son Dalibor est merveilleux, tout comme son Don Carlo.


Si vous le souhaitez et si vous ne les avez pas trouvés depuis j'ai les deux, que je tiens à votre disposition.


 


Thierry

Commentaire n°7 posté par thierry le 24/04/2007 à 13h45

Bienvenue !


Je suis un sultan persécuté, aussi vous comprendrez que je préserve une forme d'anonymat. Merci pour vos aimables propositions. J'ai mis la main il y a peu sur le Dalibor avec Kubelik. Reste le Don Carlo pour lequel je vous solliciterai à l'occasion.


Lebe wohl,


B.

Commentaire n°8 posté par Bajazet le 24/04/2007 à 16h55
Le Lohengrin de Konya avec Cluytens est réédité par Walhall et pour trois sous :

http://www.jpc.de/jpcng/classic/detail/-/art/Richard-Wagner-Lohengrin/hnum/5106836
Commentaire n°9 posté par Bajazet le 13/03/2009 à 00h40
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