Mercredi 1 novembre 2006 3 01 11 2006 18:28
Il Ritorno di Tobia (1775), ou l'oratorio oublié de Haydn

¶ Contexte de la création

    Il existait une tradition de l’oratorio en italien à Vienne à la Cour des Habsbourg depuis la seconde moitié du XVIIe siècle, en particulier d’un type d’oratorio donné pour la Semaine Sainte, appelé « oratorio du sépulcre », mettant en scène des apôtres et/ou Marie-Madeleine. On en trouve par exemple de Caldara — lequel installé à Vienne fut le premier à mettre en musique plusieurs livrets d’opera seria de Métastase, comme La Clemenza di Tito en 1734 : un enregistrement est paru récemment — comme plus tard de Zelenka.
    Métastase d’ailleurs a écrit plusieurs livrets d’oratorio très fameux, soit christiques (La Passione di Gesù Cristo par ex.), soit sur un sujet de l’Ancien Testament (Betulia liberata, Giuseppe riconosciuto, Gioas Re di Giuda).
[On trouve ces livrets réunis en un petit volume de poche : Metastasio, Oratori sacri, Venezia, Marsilio, 1996]

    Or dans les années 1770-1790 une société de musiciens viennois, la Wiener Tonkünstlersozietät, fondée par le compositeur Florian Gassmann en 1771, organisait des concerts de bienfaisance au profit des veuves de musiciens.
    Ces concerts avaient lieu deux fois l’an : juste avant Noël et pendant le Carême. L’entracte de l’oratorio était ocuupé par un concerto et des pièces instrumentales. La participation des artistes était bénévole. Le sujet exaltait traditionnellement la constance chrétienne dans les adversités tout en offrant une musique volontiers monumentale (ce sont des concerts solennels).

    C’est dans ce cadre que se succédèrent plusieurs grands oratorios italiens à sujet biblique (toujours en 2 parties), dont voici quelques exemples remarquables :

1772 : GASSMANN, Betulia liberata
1773 : Carl Ditters von DITTERSDORF, Esther
1775 : Joseph HAYDN, Il Ritorno di Tobia
1778 : DITTERSDORF, Giob
1785 : MOZART, Davide penitente
1787 : KOZELUCH, Mosé in Egitto

    Pour ce que nous pouvons en juger d’après plusieurs enregistrements récents (chez CPO en particulier), ces oratorios joignent au vocabulaire de l’opera seria (succession de récitatifs secs et d’airs, grands airs pathétiques à vocalises, airs dont le texte repose sur une comparaison avec les éléments naturels) une participation importante du chœur et une orchestration fastueuse développée dans des séquences descriptives (passage de la Mer rouge dans Moïse, tempête dans Tobie ou Job).
    Ainsi, ces musiques témoignent à la fois d’une empreinte de l’opéra contemporain (dans la virtuosité d’apparat, par exemple) et d’un élargissement de la palette orchestrale, volontiers « pré-romantique » ou plus précisément Sturm und Drang : ce n’est pas un hasard si ces oratorios excellent à exprimer les turbulences de l’atmosphère comme de l’âme.




¶ Quand Tobie rencontre Joseph

    La célébrité des deux oratorios allemands ultérieurs, La Création (1789) et Les Saisons (1801), a occulté cet oratorio qui a eu le malheur de passer pour un vestige d’une tradition surannée (syndrome bien connu de l’opera-seria-forcément-désuet-et-ennuyeux, n’est-ce pas Clément ?)

    Les enregistrements en sont rares. Je ne connais pas la version Hungaroton avec Magda Kalmar, mais celle enregistrée pour Decca en décembre 1979 (supprimée, mais reprise dans un coffret économique d’oratorios de Haydn dirigés par Dorati)  :

Rafaelle (l’Archange) : Barbara Hendricks, soprano
Sara, épouse de Tobia : Linda Zoghby, soprano
Anna, mère de Tobia : Della Jones, mezzo
Tobia, fils de Tobit : Philip Langridge, ténor
Tobit, époux d’Anna : Benjamin Luxon, basse
Brighton Festival Chorus
Royal Philarmonic Orchestra
Antal Dorati

     Dernière minute : Andreas Spering a enregistré l'œuvre en septembre dernier pour Naxos, avec Sophie Karthäuser (Sara), Roberta Invernizzi  (Rafaelle), Ann Hallenberg (Anna) et Andres Dahlin (Tobia). Qual colpo improvviso !

    Le livret est dû à Giovanni Gastone (1742-1800), frère du compositeur Luigi Boccherini, et représente les épreuves traversées par Tobie et sa famille.

Première partie :
    Tobit et Anna attendent dans l’angoisse le retour de leur fils Tobie parti dans l’empire babylonien. Tobit révèle à son épouse qu’un songe lui a annoncé que leur fils avait pris pour femme une lointaine parente, Sarah, et que cela avait retardé son retour.
    Mais voici qu’apparaît Azarias, compagnon de route de Tobie, qui annonce l’imminence de son retour. Il s’agit en afit de l’Archange Raphaël, son protecteur, qui annonce que grâce à son fils, qui a vaincu et éviscéré un monstre aquatique sur les bords du Tigre, Tobit, quie st aveugle, recouvrera la vue (air : « Il figlio a te si caro »).
    Les tendres époux Tobie et Sarah paraissent enfin, et s’expriment leur amour mutuel en deux airs symétriques (contemplatif pour le ténor, jubilant pour la soprane). Le chœurd es Hébreux réclame la réalisation de la prophétie de l’Archange et la guérison de Tobit (chœur final avec solistes : « Udi le nostre voci »).

Seconde partie :
    Anna et Sarah s’entretiennent de la foi en Dieu, et Azarias les y exhorte car « Dieu ne manque jamais à ses promesses » (air : « Come se a voi parlasse »). Sarah exprime alors son ravissement au spectacle sublime des mœurs pastorales et patriarcales d’Israël (air « Non parmi esser fra gl’uomini »). Tobie annonce qqu’il va verser sur les yeux de son père quelques gouttes de la bile du monstre qu’il a vaincu afin de la guérir (air de comparaison : « Quel felice nocchier », qui chante la confiance dans la tourmente).
    Ensuite, Anna, dans une grande scène avec chœur, oppose dramatiquement l’angoisse de la vie terrestre aux consolations de l’espérance chrétienne (« Come in sogno »). Mais Tobit souffre encore davantage depuis que son fils a voulu le soigner : résigné, il attend la mort (air « Invan lo chiedi »). Dans un magnifique duo, la mère et le fils donnent libre cours à leur désolation (« Dunque, o Dio, quando sperai »).
    Mais Sarah surgit, qui annonce qu’Azarias a remédié au mal de Tobit en protégeant ses yeux du soleil afin qu’il s’accoutume petit à petit à la lumière du jour. L’Archange révèle alors son identité, et tous chantent leur foi inébranlable dans la Providence (chœur final avec solos).


Eustache Le Sueur, La Nuit de noces de Tobie et Sarah



    La création de cet oratorio sous la direction du compositeur (2 et 4 avril 1775) fut triomphale, et la recette énorme : 1712 gulden (faites la conversion en euros). Un journal du temps souligne l’impression produite par les chœurs « qui sont embrasés d’un feu qui ne brille que chez Haendel ». Les solistes provenaient de la chapelle du prince Esterhazy.
    L’oratorio fut donné ensuite à Berlin en 1777, puis à Rome en 1783, alors que Haydn y était quasiment inconnu !

    Mais une reprise en 1784 (28 et 30 mars), pour laquelle Haydn réaménagea la partition, eut lieu, toujours dans le même cadre institutionnel, au Burgtheater de Vienne, avec une distribution éclatante :
    Caterina Cavalieri et Valentin Adamberger, créateurs de Constance et de Belmonte dans L’Enlèvement au sérail, chantaient les parties de Raphaël et de Tobie, tandis qu’Anna était confiée à la Storace, autre grande interprète mozartienne. Theresia Teyber (qui avait été la première Blondchen) et Stefano Mandini tenaient les rôles de Sarah et de Tobit.

    Une dernière reprise en 1808 n’eut en revanche guère de succès : le goût avait alors changé pour un public désormais habitué à une esthétique moins ornée et statique.

    Car l’écriture musicale privilégie ici des numéros de grandes dimensions. Les airs durent entre 8 et 14 minutes, le plus long étant celui, absolument sublime et absolument méconnu, de Tobie dans la 1ère partie (« Quando mi dona un cenno »), pure effusion de tendresse sur un tapis de cordes avec sourdines (Langridge y est inoubliable). Le même Tobie hérite d'un "air de comparaison" très tendu et spectaculaire. Tels sont si l'on veut les deux pôles de l'esthétique vocale ici : d'un côté l'apparat orné de l'opera seria, de l'autre une écriture plus intime, d'une émotivité contenue.
    Le grand duo de Tobie et d’Anna, à la fois angoissé et suspendu, fait une dizaine de minutes. (Morceau admirable, d’une douceur élégiaque extraordinaire, associé pour moi à la nuit d’été depuis que je l’ai écouté en boucle dans un jardin des Pyrénées durant les nuits de la canicule. ) On est donc aux antipodes de l’esthétique concise que Gluck développait alors, mais bien plutôt dans la tradition du baroque tardif, soutenu de toute la science orchestrale de Haydn.

   Le rôle de l’Archange privilégié comme il se doit les vocalises spectaculaires, la longueur de souffle et les envolées dans l’aigu qui semblent ignorer la pesanteur  : on est dans la tradition de l’oratorio catholique et romain (cf. l’Ange dans La Resurrezzione de Haendel). Son air d’entrée est extraordinaire, rayonnant et monumental, mais celui de la 2e partie présente des élancements non moins surprenants. Musique à la fois décorative et émouvante, qui semble dilater l’espace, comme le rococo des églises autrichiennes.

    À Anna reviennent des pages particulièrement dramatiques, et qui confirment le profil « mezzo » de la Storace. Son aria di paragone (« Sudo il guerrier ») est impressionnant, mais moins prenant que le monologue angoissé de la seconde partie, qui évoque des visions de cauchemar. Le chœur qui s’y enchaîne aussitôt (« Svanisce in un momento ») fut adapté par Haydn sur des paroles latines destinées à la liturgie (« Insanæ et vanæ curæ »).

    Cependant, la partie vocale la plus frappante est peut-être celle de Sarah. Son premier air (« Del caro sposo ») déploie tout l’éventail du soprano virtuose : vocalises, piqués, écarts spectaculaires de registres entre l’aigu et le grave (comme chez Mozart ou comme dans l’air railleur de la femme de Job dans l’oratorio de Dittersdorf, dont les figures sont voisines).
    Mais son second air, centré sur le medium, exalte le cantabile nostalgique dans un dialogue permanent avec les bois, où le hautbois solo donne une couleur pastorale, mordorée, très émouvante, comme le déclin du jour dans un paysage idyllique de Duguet. Signalons que Cecilia Bartoli a chanté et respiré cet air en concert avec Rattle d’une manière souveraine (Salzbourg 1999, inédit au disque).


Par Bajazet - Publié dans : Œuvres et compositeurs
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Commentaires

En attendant la sortie du disque enregistré en aout 2006, l'air "Giusta brama" d'Anna par Hallenberg et Spering est écoutable ici:


http://www.artefact.no/artists/ann_hallenberg.html

Commentaire n°1 posté par licida le 03/11/2006 à 16h34
Tu as entendu quelque chose?... pour Haydn, ça ne marche pas chez moi.

C.
Commentaire n°2 posté par Caroline le 03/11/2006 à 18h11
Oui c'est bizarre. Avec Opera il ne lit que les titres 1 à 6. Avec internet explorer, ça marche (je ne m'imaginais jamais pouvoir dire ça un jour!).
Commentaire n°3 posté par licida le 03/11/2006 à 19h10
Sur le site indiqué par Licida, Ditte Andersen est annoncée en Sara en lieu et place de la délicieuse Karthäuser. dommage, mais j'aime beaucoup Andersen, pour le moment.
Commentaire n°4 posté par clement le 03/11/2006 à 22h19
Sophie Karthäuser, c'est bien elle que j'ai vue chez Marie-Antoinette dimanche, non?

Commentaire n°5 posté par Caroline le 24/10/2007 à 14h07
La version Spering est sortie. Je ne l'ai encore écouté qu'une fois, mais il y a vraiment à boire et à manger. Hallenberg est superbe à tout point de vue, Karthäuser chante admirablement mais c'est assez anonyme et guère émouvant, Dahlin est un peu pâle mais séduisant. Je suis assez déçu par Invernizzi que je trouve vraiment trop légère, mais c'est surtout le chef qui gêne, prenant les numéros vifs à 300 à l'heure. Encore un à qui la vitesse tient lieu d'expression. Le grand avantage par rapport à la version Dorati, c'est le chœur, excellent : ça change des amateurs lourdingues de la version précédente.

Je tâcherai de détailler ultérieurement.
Commentaire n°6 posté par Bajazet le 20/12/2007 à 15h58
La version Naxos paraît en France dans un mois, on peut déjà la commander sur Amazon (3 CD, 15 €). C'est bien Karthaüser qui chante Sarah.

http://www.amazon.fr/Haydn-Il-Ritorno-di-Tobia/dp/B000WPJ6DA
Commentaire n°7 posté par Bajazet le 23/10/2007 à 19h23
! Dahlin est moins mâle et recueilli que Langridge dans le sublime "quando mi donna un cenno", mais il dispose d'une voix au timbre décidément très flatteur, et je lui trouve beaucoup de charme juvénile, avec suffisamment d'assise cependant. On gagne aussi en aisance dans l'aigu, mais il faut que j'entende aussi l'air du nocher, qui va peutêtre manquer de poids.
Le poids manque effectivement un peu à Invernizzi, que je trouve toujours superbe, dans une option plus mouvante et frémissante que ce que je connaissais chez Dorati ; pourquoi pas. Le rythme hyper rapide du chef dans les airs vifs la pousse dans ses derniers retranchements, c'est de fait un rôle à la limite de ses moyens. Je me demande si, finalement, imposer une sérénité tranquille lui convient bien : c'est une voix qui exprime fondamentalement une certaine inquiétude et instabilité, un frémissement qui conviennent parfaitement à Maria (chez De Majo, dans une version agitée, ou plus éplorée chez Scarlatti dans la santissima annunziata), ou Megacle (L'Olimpiade de Vivaldi). Hendricks asseyait mieux son personnage, aidée il est vrai par un tempo plus posé, mais qui n'imposait pas moins de magnificence au somptueux air d'entrée, dont les grands écarts vocaux semblent redéfinir l'espace.
Je n'ai rien à ajouter sur Karthäuser : c'est tout à fait ça. Délicieux à l'oreille, cela dit. Je pense qu'à ce prix Ditte Andersen aurait fait aussi bien. Mais je découvrais ici cette superbe partie vocale.
La basse me paraît un peu anonyme... il faudra que j'en entende plus.
S'il y en a une que le tempo ne freine pas, c'est Hallenberg. Sa vocalise est d'une précision infaillible, et quel aplomb, quel finesse dans le rendu des paroles (air d'entrée acerbe), dans le parcours émotionnelle d'Anna... c'est une mère moins matrone que Della Jones (j'ai envie de découvrir Podles là dedans décidément, héhé), évidemment.

Spering, oui, première impression similaire aux tiennes... orchestralement et choralement je trouve cela très beau en tout cas.
Commentaire n°8 posté par Clément le 22/12/2007 à 22h44
Merci, mon cher. Je suis vraiment emballé par Hallenberg ! L'air du nocher par Dahlin chou est pris à 300 à l'heure par le chef, et le duo sublime de la mère et du fils m'a paru ne pas respirer assez (j'ai tellement écouté ça par Joles et Langridge que j'ai du mal à me faire à une autre version).
Karthäuser est vraiment frustrante. C'est un rôle où on attend plus de chair et de personnalité, il me semble. Zoghby avait ça, et c'est vrai que lorsqu'on a entendu une fois Bartoli dans "Non parmi esser fra gli uomini"…

Tu peux me rappeler quel est le De Majo que tu évoques ? Un disque ? Un concert ? Je viens de mettre la main, par le plus grand des hasards, sur la partition de son Iphigénie en Tauride créée à Mannheim.
Commentaire n°9 posté par Bajazet le 22/12/2007 à 22h52
hum, je constate que la première partie de mon commentaire a été aspiré par un trou spatio-temporel, n'en subsiste qu'un point d'exclamation. Tant pis.
Hallenberg, j'adore encore et toujours. Une de ses plus belles prestations est l'air"cessate fuggite timori ed affani" (en gros) dans l'Aristeo de Gluck, grande finesse, avec violoncelle concertant, tranquille et jubilatoire. Je pourrais égrenner à l'envie toutes ses belles incarnations... Anna est donc un succès de plus.
Invernizzi incarne Maria dans "Gesù sotto il peso della croce", bel oratorio (assez court) de De Majo, où s'illustre aussi Carlo Allemano — il m'y séduit toujours autant — et Lucia Cirillo, pas mal du tout. Florio à la baguette, ça déménage, et c'est un enregistrement de concert pirate. On peut vous trouver cela. Le Montezuma de De Majo est un cran en dessous en terme d'interprétation malheureusement (il faut subir les habituelles limites de M. G. Schiavo et M. Ercolano, notamment).
Commentaire n°10 posté par clément le 23/12/2007 à 16h14
Question annexe:
Est-ce que Naxos ne fait plus d'édition française de ses livrets d'accompagnement ou est-ce que je manque de chance?
Vive le Bajablog!
Commentaire n°11 posté par Caroline le 11/01/2008 à 19h00
Alors, heureuse ? ^^

Écoutez, mademoiselle, vous n'allez pas commencer à faire du chouin ? C'est déjà bien d'avoir le livret en italien. Sérieusement, je crois qu'ils font le minimum, et puis qui en France s'intéresse au Haydn italien ? Ya qu'à voir comment Licida, pourtant si expert, le traîne dans la boue.

Au fait, c'est Anders Dahlin qui doit chanter Hippolyte de Rameau à Toulouse dans un an. :-p
Commentaire n°12 posté par Bajazet le 11/01/2008 à 19h13
Non mais c'est de la provocation gratuite là et je m'inscris en faux, non mais dites donc! :o) Vous savez très bien que ce sont ses grands oratorios métaphoriques qui m'ennuient (et Il Mondo della luna), sinon j'adore Il Ritorno, Orlando Paladino et certains passages d'Armida. J'ai même acheté ce disque en précommande, alors hein finie la calomnie :p

Sinon Muriel, si tu parles allemand il y a le livret bilingue sur le site de Naxos:

http://www.naxos.com/sungtext/PDF/8.570300-02_Lyrics.pdf
Commentaire n°13 posté par licida le 12/01/2008 à 12h35
Comment veux-tu qu'on accorde quelque crédit à ta plaidoierie si tu confonds Caroline et Muriel ?

Pourquoi "oratorios métaphoriques" ? Tu trouve que Les Saisons sont métaphoriques ? Et La Création… tu sais, ça s'est vraiment passé comme ça !
Commentaire n°14 posté par Bajazet le 12/01/2008 à 12h44
Ah pardon Caroline, j'ai été trompé par un commentaire sur l'article sur Werther posté par Muriel :-/ Par ailleurs ma plaidoierie n'avait rien en commun avec le paragraphe incriminé...

Quant aux "oratorios métaphoriques", c'était une formule aussi schématique qu'habile pour regrouper Les Saisons et La Création... ce que tu as très bien compris :p

Commentaire n°15 posté par licida le 12/01/2008 à 13h35
Licida, tu sais bien que je te ferai la guerre jusqu'à ce que tu écoutes Les Saisons en boucle.
C'EST POUR TON BIEN !

{8
Commentaire n°16 posté par Bajazet le 12/01/2008 à 13h39
Une fois par saison (lyrique j'entends) je me force déjà à aller écouter un gros oratorio qui tache, c'est pas ma faute à moi si c'est toujours McCreesh qui les dirige à Paris :o)
Commentaire n°17 posté par licida le 12/01/2008 à 15h08
Le vrai malheur, c'est que dans ces "gros oratorios qui tachent", il n'y a pas de partie pour Sonia Prina, bien qu'elle y fût idéale.

Commentaire n°18 posté par Bajazet le 12/01/2008 à 15h24
Connaissez-vous les oratorios de Johann Simon Mayr, auteur par ailleurs d'une célèbre Medea, la plus jouée peut-être au XIXe siècle ?

C'est peu dire qu'on assiste à une offensive discographique pour faire connaître ses oratorios (en latin) ; plus exactement c'est le fait du chef Franz Hauk. Vient de paraître chez Naxos un Mariage de Tobie, distribué exclusivement à des voix féminines. J. Cabourg en a fait une critique élogieuse. Musique débitrice de Mozart et Cimarosa, apparemment. Alléchant, donc. Peut-être que Clément connaît déjà ?
Commentaire n°19 posté par Bajazet le 24/10/2009 à 14h04
J'ai lu en effet cette critique, sans véritablement en savoir plus. Rousseau et ses contemporains disent assez la qualité des voix des ospedali de Venise, où passaient parfois des voix promises à une carrière scénique (dont la Ferrarese, qui chanta un oratorio latin de Traetta) : je suppose que l'écriture est assez décorative et dramatique.
Je connais l'Atalia de Mayr, mais c'est alors en période rossinienne, vers 1815-1820, et ça s'entend pleinement ; pas mal sans plus.
Commentaire n°20 posté par Clément le 24/10/2009 à 18h50
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