Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 19:42

Voir également :
Entretien avec Edda Moser (mars 2007)
Edda Moser en conversation (1992)
R. Strauss : Frühlingsfeier




¶ Chronologie


– Née le 27 octobre 1938
– Élève au lycée de Berlin-Charlottenburg
– 1955 : étudie le chant au conservatoire de Berlin (Hochschule für Musik)
– 1963 : premier engagement à Würzburg (chœur et petits rôles)
– 1964-1965 : engagement dans la troupe de Hagen ; son contrat n’est pas reconduit
– 1967 : révélée à l’attention internationale par un concert à Londres où elle interprète des cantates de Henze
– Été 1967 : premiers enregistrements, la Brockes-Passion de Haendel (avec Stader et Haefliger) et Amore dans Orfeo ed Euridice de Gluck dirigé par K. Richter (DG) ; mort de son père
– 1968 : chante Wellgunde dans L’Or du Rhin sous la direction de Karajan à Salzbourg (Festival de Pâques).
– 1968-1971 : membre de l’Opéra de Francfort
– 1971 : grave son premier disque en solo, des lieder de Pfitzner et les Brentano-Lieder de Strauss (EMI), bientôt suivi du célèbre album « Airs virtuoses de Mozart »
– À partir des années 70 : carrière internationale (en particulier à New York, Vienne, Hambourg, Paris) où se côtoient Mozart (Reine de la Nuit, Donna Anna, Konstanze), Verdi (Gilda, Traviata), Puccini (Musetta, Liu) mais aussi l’oratorio et le lied ; parallèlement, nombreux enregistrements d’œuvres rares chez EMI.
– 1978 : participe au film de Losey « Don Giovanni »
– 1980 : incarne les 4 rôles féminins des Contes d'Hoffmann (Cologne, Salzbourg)
– Dans les années 80 : se tourne vers des emplois plus dramatiques (Fidelio, Sieglinde, Salomé) sans abandonner le répertoire du XVIIIe siècle (Iphigénie en Tauride de Gluck, Armida de Rinaldo et autres magiciennes de Haendel).
– 1992 : dernière représentation scénique avec Salomé à Vienne
– 1996 : met un terme à sa carrière et se consacre à l’enseignement au conservatoire de Cologne
– 2006 : fonde le Festival de la langue allemande à Weimar


¶ Moser et Mozart

    L'année Mozart est l'occasion pour EMI de rééditer en France son album d'Airs virtuoses de Mozart (augmenté en Allemagne d'airs d'Elettra et de Vitellia ainsi que d'un CD d'entretien où elle évoque sa carrière). Un monument de la discographie mozartienne, Moser incarnant comme peu la colorature dramatique mais surtout un ton de noblesse tragique rarement entendu dans ce répertoire.

    Or vient également de sortir en Allemagne (Berlin Classics, éco.) non seulement les 4 airs de concert tardivement gravés avec Blomstedt à Dresde (demeurés inédits en CD) et qui sont saisissants d'intelligence et de relief (parmi ces airs, une seconde version du redoutable « Popoli di Tessaglia » incomparable, et un « Ah ! lo previdi » enflammé), mais 2 inédits absolus, enregistrés à la même occasion, et qui n'avaient jamais été publiés (« Misera, dove son ? » et « Bella mia fiamma »). Commentaire détaillé ici.
    Même avec une voix durcie et abîmée, Moser y fait éclater son génie de la présence et de l'expression, donnant l'impression que sa vie dépend de ce qu'elle est en train de chanter. C'est l'impression qu'elle donnait en récital également (je l'ai entendue plusieurs fois dans les années 80).




    Détail révélé dans un livre de témoignages sur Karl Richter paru en Allemagne en 2005 (Karl Richter in München) : il était prévu qu'elle grave une intégrale de L'Enlèvement au Sérail avec Schreier, Gruberova en Blondchen, et Kurt Moll. Mais ce dernier l'avait déjà enregistré avec Böhm chez DG, n'était pas disposé à le refaire, or EMI ne voulait que lui, et le projet n'a jamais abouti.
    Dans le même livre, Edda Moser souligne que Richter cherchait pour ses Bach des voix munies d'une palette expressive et d'une étoffe suffisante pour rendre la charge pathétique de cette musique. Et elle souligne que de même, il convient de chanter Mozart comme Bach « avec tout le corps », et non pas d'une manière amenuisée qui lui fait visiblement horreur et dont elle laisse entendre qu'elle domine le goût actuel dans l'interprétation de la musique du XVIIIe siècle. Son premier disque, la Brockes-Passion du jeune Haendel la fait entendre dans le rôle de la Vierge Marie avec une éloquence charnelle qui a pu faire écrire à Ivan Alexandre : "Edda Moser est le Verbe incarné".


¶ Jalons de sa carrière

Edda Moser a évoqué son parcours artistique et personnel dans un entretien de mars 2007, dont on peut lire une traduction ici.

    Née à Berlin en 1938, c'est la fille du musicologue Hans Joachim Moser. Elle a grandi à Berlin puis à Weimar. Dans sa jeunesse, elle a pris des cours de danse avec Mary Wigmann, ce qui devait lui être utile plus tard pour Salomé (ce qu'elle faisait dans la Danse des 7 voiles, opportunément privée d'effeuillage par la volonté de Lavelli, était fantastique). Cours de chant avec Günter Weissenborn à Berlin, qui fut aussi professeur et accompagnateur de Fischer-Dieskau.

    Elle a commencé sa carrière au théâtre dans les années 60 et a mené une carrière allemande très provinciale pendant plusieurs années (chantant des opérettes, Traviata et Gilda plus que Mozart) avant de se faire connaître en créant plusieurs œuvres spectaculaires de Henze et par quelques disques où elle interprète des rôles secondaires (Haendel, Orfeo de Gluck avec Richter, une Fille du Rhin chez Karajan).




    Grands succès au MET dans les années 70 avec la Reine de la Nuit et Donna Anna (je crois bien qu'elle détient le record du nombre de Donna Anna au nouveau MET). Elle était très aimée à New York : son entrée en scène dans le rôle d'Armida du Rinaldo de Haendel avec Horne et Ramey en 1983 suscitait un tonnerre d'applaudissements. Curieusement, elle aura chanté relativement peu les grands rôles de Mozart en Allemagne et en Autriche, y compris la Reine de la Nuit. Elle fut une Vitellia une seule fois à Munich (remplaçant Varady), mais chanta une série de représentations viennoises avec Berganza et Auger dans les années 70, puis à Cologne dans les années 80 face à Trudeliese Schmidt.



    Sa renommée internationale, assise par un disque célèbre ("Airs virtuoses de Mozart", EMI), demeure celle d'une mozartienne, ce qui n'empêche pas des discussions intéressantes à l'époque – certains trouvent alors que sa voix n'est pas "mozartienne", surtout en France où Stich-Randall et Schwarzkopf sont généralement tenues pour les modèles – et encore aujourd'hui. Sa Donna Anna dans le film de Losey témoigne d'une présence dramatique exceptionnelle (ce regard ! elle aurait pu faire du cinéma sans peine) mais la voix était alors déjà abîmée (le récit et l'air « Or sai chi l'onore » sont cependant extraordinaires). On peut l'entendre et la voir en Première Dame dans le DVD de La Flûte de Salzbourg (Levine/Ponnelle) récemment publié chez TDK.

    Elle fut aussi, ce qu'on a bien oublié hélas, une fantastique interprète du lied : en témoigne toute une série d'enregistrements pour EMI avec Werba, Gage, Eschenbach. Elle a laissé des Strauss impressionnants, avec au sommet les rares Ophelia-Lieder et surtout l'extraordinaire Frülingsfeier. C'est en particulier, je trouve, une interprète majeure de Schumann : Genoveva, Le Paradis et la Péri, le groupe des lieder extraits du Wilhelm Meister, le Spanisches Liederbuch (avec Schwarz, Gedda et Berry).



    Elle s'est tournée vers des rôles beaucoup plus lourds à la fin des années 70, parmi lesquels Leonore (elle a chanté Fidelio pour les cérémonies de réunification de l'Allemagne), Senta (Berlin et Vienne), Sieglinde (chantée à Avignon) ou cette Salomé à Paris en 1986-87, qui a laissé des souvenirs divers (pour moi c'est inoubliable comme incarnation, même si le chant était souvent en force). Elle s'est même risquée tardivement à Elektra en concert.
 
    En 1980, elle a interprété les 4 rôles féminins des Contes d'Hoffmann à Salzbourg et à Cologne, aux côtés de Domingo.
Elle a aujourd'hui cessé de chanter et enseigne à Cologne (Hochschule für Musik). Cependant en juillet 2005, elle a participé à un concert de bienfaisance à Cologne au bénéfice de la recherche contre le sida, chantant dans le trio final du Rosenkavalier. Le DVD de la soirée est paru chez Arthaus sous le titre « Opera night ».

Salomé (1992) ; dernière représentation d'Edda Moser à l'Opéra de Vienne

    Et voici un lien vers un résumé de sa carrière
avec une galerie de photos.


¶ Edda militans

    Edda Moser a récemment fondé une sorte de société de défense de la langue allemande, qu'elle s'inquiète de voir minée par la vogue galopante
(dont d'ailleurs nous n'avons guère idée en France) des anglicismes : « unerotisch », souligne la cantatrice… Ainsi est né un « Festival de la langue allemande », avec la participation d'acteurs comme Mario Adorf. Un premier volume est paru en CD il y a quelques mois (voir en fin de discographie ci-dessous).



DISCOGRAPHIE D'EDDA MOSER
*************************

Les enregistrements publiées en CD sont précédées d'une astérisque.
En rouge, les enregistrements à écouter en priorité selon moi.
Certaines figurent dans le coffret EMI « Great Moments of Edda Moser » (3 CD, 1995, suppr.) , qui propose un excellent panorama.


1) OPÉRA ET OPÉRETTE

BEETHOVEN
*Leonore (rôle-titre), dir. H. Blomstedt (EMI, 1976 ; rééd. Berlin Classics).
Avec R. Cassily (Florestan), Th. Adam (Pizzaro), H. Donath (Marzelline), K. Ridderbusch (Rocco)

D'ALBERT
*Die Abreise (Luise), dir. J. Kulka (EMI, 1977 ; rééd. CPO).
Avec P. Schreier et D. Fischer-Dieskau

GLUCK
*Orfeo ed Euridice (Amore), dir. K. Richter (DG, 1967).
Avec D. Fischer-Dieskau et G. Janowitz

GOUNOD
*Faust (Marguerite), extraits en allemand, dir. G. Patané (EMI, 1973).
Avec N. Gedda, K. Moll et D. Fischer-Dieskau

HUMPERDINCK
*Hänsel et Gretel (la Sorcière), dir. H. Wallberg (EMI, 1973)
Avec Br. Lindner, H. Schwarz, H. Prey.

KALMAN
*Gräfin Mariza (Manja), dir. W. Mattes (EMI, 1971)

LEHAR
*Die lustige Witwe (Hanna Glawari), dir. H. Wallberg (EMI, 1979).
Avec H. Prey, H. Donath, S. Jerusalem, B. Kusche
*Giuditta (rôle-titre), dir. W. Boskovsky (EMI, 1983-1984).
Avec N. Gedda, B. Lindner, Kl. Hirte

LEONCAVALLO
Pagliaci (Nedda), extraits, dir. G. Patané (EMI, 1979). Avec Fr. Bonisoli.

MOZART
Apollo et Hyacinthus (Hyacynthus), dir. M. Lange (Voce, 1966).
Avec Th. Altmeyer, T. Zylis-Gara
*Idomeneo (Elettra), dir. H. Schmidt-Issertstedt (EMI, 1971 ; rééd. Brilliant Classics)
Avec N. Gedda (Idomeneo), A. Rothenberger (Ilia), A. Dallapozza (Idamante), P. Schreier (Arbace)
*Mitridate (Aspasia), dir. L. Hager (Opera d'Oro, live Salzbourg 1972).
Avec A. Auger (Sifare), P. Lorengar (Ismene), H. Watts (Farnace), P. Schreier (Mitridate)
*Die Zauberflöte (la Reine de la Nuit), dir. Sawallisch (EMI, 1972)
*Der Schauspieldirektor (Mlle Silberklang), dir. E. Schoner (EMI, 1976 ; rééd. 2005 avec les textes de liaison de Peter Ustinov). Avec M. Mesplé, N. Gedda, Kl. Hirte.
*Don Giovanni (Donna Anna), dir. L. Maazel (CBS, 1978 ; rééd. Sony) [B.O. du film de Losey]

+[DVD] Die Zauberflöte (Erste Dame), dir. Levine (TDK, 2005 ; live Salzbourg, 1982).
Avec I. Cotrubas (Pamina), E. Gruberova (Reine de la Nuit), P. Schreier (Tamino), M. Talvela (Sarastro), Chr. Boesch (Papageno), A. Murray (Zweite Dame), I. Mayr (Dritte Dame).

ORFF
*Prometheus (une Océanide), dir. F. Leitner (Arts). Avec J. Greindl, R. Hermann, K. Engen, Fr. Uhl

RAMEAU
Hippolyte et Aricie (la Grand Prêtresse de Diane, une Chasseresse), dir. Malgoire (CBS, 1978).
Avec I. Caley (Hippolyte), A. Auger (Aricie), C. Watkinson (Phèdre), U. Cold (Thésée)

SCHUBERT
*Die Verschworenen (Gräfin Ludmilla), dir. H. Wallberg (EMI, 1976 ; rééd. CPO).
Avec K. Moll, G. Fuchs, A. Dallapozza.

SCHUMANN
*Genoveva (rôle-titre), dir. K. Masur (EMI). Avec D. Fischer-Dieskau (Siegfried), P. Schreier (Golo)

STRAUS (Oscar)
*Ein Walzertraum (Franzi), dir. W. Mattes (EMI, 1970). Avec A. Rothenberger et N. Gedda

SUPPÉ
*Boccaccio, dir. W. Boskovsky (EMI, 1974). Avec A. Rothenberger, H. Prey, etc.

VERDI
*Don Carlos (Elisabeth), extr. en allemand, dir. G. Patané (EMI, 1973).  [Moser n'y chante que l'air du dernier acte]
Avec B. Fassbaender, K. Moll, N. Gedda, D. Fischer-Dieskau

WAGNER
*Rheingold & Götterdämmerung (Wellgunde), dir. Karajan (DG)
*Die Walküre : Acte I (Sieglinde), dir. I. Törzs (Calig ; live Schwerin 1995).
Avec M. Lundberg (Siegmund) et Fr. Olsen (Hunding)

WEBER
 *Abu Hassan (Fatime), dir. W. Sawallisch (EMI, 1974 ; rééd. CPO).
Avec N. Gedda (Abu) et K. Moll (Omar)


2) AIRS DE CONCERT ET AIRS D'OPÉRAS

MENDELSSOHN
*« Infelice ! », air de concert, dir. K. Masur (EMI, 1973 ; rééd. Berlin Classics).
(Couplé avec La Première Nuit de Walpurgis)

MOZART
    ¶ *« Virtuose Arien » (EMI, 1972) :
« Popoli di Tessaglia », « Ma che vi fece o stelle », « Crudele ? – Non mi dir », « Martern aller Arten » (dir. L. Hager) + les airs de la Reine de la Nuit extraits de la version Sawallisch.
[N.B. le report en CD (rééd. 2006) comprend aussi deux extraits du Schauspieldirektor intégral : l'air et le trio de la querelle]
    ¶ * Konzertarien (EMI/Eterna, 1978) :
« Mia speranza adorata », « Popoli di Tessaglia », « Schon lacht der holde Frühling », « Ah, lo previdi ! », dir. H. Blomstedt [Coffret de 3 disques microsillons : les 2 autres sont confiés à J. Scovotti et P. Schreier ; il s'agit d'une intégrale avortée.]
    N.B. Les airs de Moser (ainsi que ceux de Scovotti) sont réédités en CD chez Berlin Classics en 2006, plus 2 autres airs de concert totalement inédits, enregistrés lors de sessions ultérieures (1982) : « Misera, dove son ? » et « Bella mia fiamma » Pour plus de précisions, voir ici.
    ¶ *Récitatif et rondo de Fiordiligi : « Ei parte ? — Per pietà ben mio », dir. J. Cæyers (René Gailly, 1991) [dans un CD d'airs et de duos de Mozart par divers interprètes, enregistré en Belgique au profit de la recherche contre les affections neuromusculaires]

OFFENBACH
    « Les oiseaux dans la charmille » (dir. Pritchard, live Cologne 1980), dans Stimmenglanz im neuen Haus, Archives de l'Opéra de Cologne, Relief, 2 CD [vendu sur www.jpc.de]

WAGNER
*Mort d'Isolde et Immolation de Brünnhilde, dir. A. Nanut (Metropolitan, 1989 ; rééd. Stradivarius 1992)

Opern-Recital, dir. P. Schneider (EMI, 1985) ; seuls 2 airs ont été publiés en CD (Iphigénie et Vitellia) dans le coffret "Great Moments of Edda Moser"
« Ah crudel ! » (Rinaldo) ; « Divinités du Styx » (Alceste) ; « Non, cet affreux devoir » (Iphigénie en Tauride) ; « Ecco il punto, o Vitellia » (La Clemenza di Tito) ; « Abscheulicher ! » (Fidelio) ; « Ozean, du Ungeheuer » (Oberon) ; « Dich, teure Halle » (Tannhäuser) ; « Es gibt ein Reich » (Ariadne auf Naxos)

*The Sounds of Christmas (CD et DVD)
    Moser chante « Fröhliches Weihnachten überall », dans une compilation réunissant Domingo, Carreras, Gruberova, Freni, Peter Hofmann, Kurt Rydl, etc.


3) ORATORIO ET MUSIQUE LITURGIQUE

BACH
Magnificat BWV 243, dir. K. Richter (Melodya, 1970). Avec H. Töpper, E. Tappy, S . Nimsgern

BEETHOVEN
*Missa Solemnis, dir. Bernstein (DG, 1979 ; live Amsterdam). Avec H. Schwarz, R. Kollo, K. Moll. Existe aussi en DVD (2009).

CAVALIERI
*La Représentation de l'Âme et du Corps (Vita mundana), dir. Mackerras (Archiv, 1968).
Avec T. Troyanos, H. Prey, T. Zylis-Gara, A. Auger, etc.

HAENDEL
*Brockes-Passion (Maria, Gläubige Seele, Erste Magd), dir. A. Wenzinger (Archiv, 1967).
Avec M. Stader, P. Esswood, E. Haefliger, Th. Adam.

HAYDN
Les Saisons, dir. A. Jordan (Erato, 1979). Avec E. Tappy et Ph. Huttenlocher.

HENZE
*Le Radeau de la Méduse (la Mort), dir. Henze (DG, 1969). Avec D. Fischer-Dieskau
*Novae de infinito laudes, dir. M. Horvat (Orfeo, 2004 ; live Salzbourg 1972).
Avec I. Mayr, W. Krenn, D. Fischer-Dieskau.

MAHLER
Symphonie n° 8 (« des Mille ») :
*dir. Boulez (Artists ; live BBC, 1975)
*[DVD]dir. Bernstein (DG ; live Salzbourg 1975)

MOZART
*Messe du Couronnement & Vêpres pour un confesseur, dir. Jochum (EMI, 1976) Un étonnant "Laudate Dominum"
Avec J. Hamari, N. Gedda, D. Fischer-Dieskau.

SCHUMANN
*Das Paradies und die Peri (Peri), dir. H. Czyz (EMI, 1973, rééd. éco).
Avec B. Fassbaender (l'Ange), N. Gedda, R. Marheineke, etc.
* Des Sängers Fluch (la Reine), dir. B. Klee (EMI, 1985). [Ballade pour chœur et solistes]

4) LIED ET CANTATE PROFANE

HENZE
*
Cantata della Fiaba estrema, dir. Henze (DG)
*Whispers from heavenly death & Being beauteous, dir. Henze (DG)

¶ R. Strauss & H. Pfitzner, avec E. Werba (EMI, 1971)
*STRAUSS : 6 Brentano Lieder (An die Nacht, Ich wollt ein Sträußlein binden, Lied der Frauen, Als mir dein Lied erklang, Säusle, liebe Myrthe, Amor)
*PFITZNER : An die Mark, Venus Mater, Verrat, Unter den Linden, Ich und du, Sonst

Schumann, Wolf & Brahms, avec E. Werba (EMI, 1975)
SCHUMANN : Frauenliebe und –leben
WOLF : Lieder der Mignon
*BRAHMS : Es träumte mir, Die Mainacht, Ständchen, Von ewiger Liebe

¶ SCHUMANN, Spanisches Liederspiel op. 74; Liebesfrühling op. 37 (Robert et Clara) ; Minnespiel op. 101 (EMI, 1976)
Avec H. Schwarz, N. Gedda, W. Berry, E. Werba (piano).
[N.B. les 3 lieder de Clara Schumann de l?op. 37 ont été reportés en CD : Er ist gekommen, Liebst du um Schönheit, Warum willst du andre fragen]

¶  Strauss & Schumann, avec I. Gage (EMI, 1978)
STRAUSS : 3 Lieder der Ophelia, Ständchen, Befreit, Frühlingsfeier, Schlechtes Wetter
SCHUMANN : Lieder aus Wilhelm Meister (Kennst du das Land, Nur wer die Sehnsucht kennt, Singet nicht in Trauertönen, So laßt mich scheinen),*Stille Tränen, *Requiem

Strauss & Brahms, avec Chr. Eschenbach (EMI, 1982) :
STRAUSS : Die Nacht, Ruhe meine Seele, Cäcilie, Heimliche Aufforderung, Morgen, Frühlingsfeier, Schlagende Herzen, Mein Auge
BRAHMS : An eine Äolsharfe, Der Schmied, Geheimnis, Liebestreu, Am Sonntag Morgen, Wenn du nur zuweilen lâchelst, Wie komm? ich denn, Vergebliches Ständchen

¶ SCHUBERT, avec L. Hokanson (EMI, 1983) :
Des Mädchens Klage (D.191b), Die Götter Griechenlands, Klage der Ceres, Die Junge Nonne, Im Abendrot, Nacht un Träume, Delphine, Himmelsfunken, Licht und Liebe (avec P. Schreier), Berthas Lied in der Nacht.

¶ « Edda Moser in concerto (Venise, 1987) » (Bongiovanni, 1988) :
SCHUBERT : Der Hirt auf dem Felsen (avec K. Moser, violoncelle)
STRAUSS : An die Nacht, Lied der Frauen (extr. des Brentano-Lieder)
WAGNER : Wesendonck-Lieder
BRAHMS : Wiegenlied

5) EDDA MOSER RÉCITANTE

* Märchen zur Weihnachtszeit (Lübbe, 2004) :
E. Moser lit des contes d'Andersen, ponctués au piano par I. Törzs.

* Mondgedichte
(Lübbe, 2008) : poèmes allemands autour du thème de la lune, du XVIIIe au XXe s.  :
    Weiße, Die Nacht ; Claudius, Der Mond ist aufgegangen ; Goethe, An den Mond ; Hölderlin, Brot und Wein ; Brentano, Ein Fischer saß im Kahne ; Eichendorff, Nachts, Mondnacht, Der stille Grund ; Rückert, Du bist mein Mond ; Grillparzer, Der Halbmond glänzt am Himmel ; Droste-Hülshoff, Mondesaufgang ; Heine, Die Heimkehr ; Storm, Mondlicht ; Fontane, Alles still ! ; Dehmel, Helle Nacht ; Morgenstern, Der Mond ; Hofmannsthal, Erlebnis.


Par Bajazet - Publié dans : Artistes
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Commentaires

Je découvre l'existence d'un site officiel, apparemment en cours d'établissement.

http://www.eddamoser.com/
Commentaire n°1 posté par Bajazet le 02/11/2006 à 13h13
Interview italienne d'août dernier:

http://www.operaclick.com/interviste/moser_edda.php?PHPSESSID=7b4844dabc379e0a55cb8a3eb94469bc

C.
Commentaire n°2 posté par Caroline le 10/12/2006 à 10h11
Merci beaucoup Caroline ! :-)

J'ai toujours du mal à penser qu'elle a chanté Puccini (Liù et Musette). On apprend en tout cas qu'il existe un enregistrement de Lucia par elle, jamais publié : je suppose que ce sont des extraits en allemand, comme pour Faust et Don Carlos.
Commentaire n°3 posté par Bajazet le 10/12/2006 à 14h08
"Buongiorno, io sono Edda MOser", extra! :))Merci pour ces trois secondes d'interview où elle ne se souvient plus du nom de  son (modeste) interviewer.
Commentaire n°4 posté par aladin le 12/12/2006 à 14h30
Mise à jour du portrait : une rubrique ajoutée, et une photo du film de Losey.
Commentaire n°5 posté par Bajazet le 23/12/2006 à 14h25
découvert par hasard votre blog. Un bien bel hommage à Edda Moser qui constitue sans doute mon plus beau cadeau de noël cette année!  Très heureux d'apprendre que ses airs de concerts tardifs de 82 ( notamment avec ce déchirant popoli di tessaglia et l' extraordinaire mia speranza adorata) sont ressortis en CD... avec en plus des inédits! A trouver de toute urgence... Dans les rééditions il faudrait entre autres ressortir aussi son disque Brahms/Strauss avec Eschenbach au piano.  Ce projet -avorté- d'intégrale de L'Entführung me fait rêver... tout comme ses extraits de Lucia -même en allemand- : j'avoue chercher à tout hasard chercher à chaque fois que je vais en Allemagne si par hasard un live ne ressortirait pas... J'ignorais aussi qu'elle avait gravé un Apollo et Hyacinthus... Néanmoins, Melia lui eût sans doute mieux convenu.
Merci encore et bravo!!!



Commentaire n°6 posté par duy-thong le 25/12/2006 à 18h01
Merci beaucoup pour vos compliments inattendus !

Le disque de lieder avec Eschenbach est en effet extraordinaire, pour tous les deux d'ailleurs. Je m'attriste de constater que Moser est maintenant assez méconnue comme interprète de lieder alors que c'est à mon sens une des plus grandes, et une des plus grandes schumaniennes, par exemple.

Les airs de concert tardifs réédités récemment sont facilement disponibles sur www.jpc.de

Cordialement à vous,
B.
Commentaire n°7 posté par Bajazet le 26/12/2006 à 01h25
Un entretien (en allemand) avec Moser au sujet de sa défense active de la langue allemande.
Où il est question de Goethe, de Nike Wagner, de la mise en scène d'Idomeneo par Neuenfels… et de la langue française.

http://www.faz.net/s/RubCF3AEB154CE64960822FA5429A182360/Doc~EA1FF3EC7DA604FBB9874C24DF27596EF~ATpl~Ecommon~Scontent.html

Qu'Edda Moser se lance ainsi dans cette entreprise me semble très caractéristique de sa personnalité, en ce que le soin du texte, de l'éloquence propre au texte a toujours animé son art vocal.

(Et en plus elle adore Mendelssohn !)
Commentaire n°8 posté par Bajazet le 26/12/2006 à 03h04
Sur le site-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom, on peut voir un petit documentaire en allemand de 7 mn sur Edda Moser, filmé il y a 15 ans environ à Vienne. Elle évoque sa carrière et on la voit répéter au piano Agathe, et Friederike de Lehar.

http://www.youtube.com/watch?v=bj4YtBTL3RQ
Commentaire n°9 posté par Bajazet le 12/01/2007 à 13h57
Difficile de savoir duquel tu parles (YouT, ou ?), me concernant il y a au moins quatre sites spécialisés dont je refuse résolument la fréquentation. (à peu près tous ceux qui ont un forum, donc)

J'espère que ce n'est pas celui qui est encore sur mon territoire, sinon il risque d'y avoir quelque nettoyage sérieux de ma part (de type tri vertical de comptes).

Déjà que j'ai appris qu'on y trouvait des cornistes...


Ersticke das Pfand,
das von ihnen du empfingst :
eine Hydra wächst dir im Schoß !
Commentaire n°10 posté par DavidLeMarrec le 12/01/2007 à 14h57
Scrogneugneu. Over-blog écrit : "impossible de se connecter à la BDD", et moi je le crois...

Ces plates-formes clefs-en-mains n'ont aucune tenue, décidément.
Commentaire n°11 posté par DavidLeMarrec le 12/01/2007 à 15h02
Allô Papa Tango Charlie ?

Message à destination de Lord Marrec, poste restante dans la loge d'avant-scène du Muppet's Show.

Vous ignoriez qu'Overblog est tenu par les ayant droit de Varnay ? Eh oui. Et ils ont donné des ordres stricts, vous concernant.

D'autre part, puis-je vous faire remarquer qu'à la fin de mon post précédent, il y avait un truc qu'on appelle un lien ?
Commentaire n°12 posté par Bajazet le 12/01/2007 à 15h24
Allô Papa Tango Charlie ?

 


Non, moi, c'est DLM, veuillez raccrocher, Madame !

 


 
Vous ignoriez qu'Overblog est tenu par les ayant droit de Varnay ? Eh oui. Et ils ont donné des ordres stricts, vous concernant.


 Dieu merci, ils vont crever de faim vers 2010, tous les droits seront tombés, et je pourrai enfin venir poster ici en toute quiétude.


 
 
D'autre part, puis-je vous faire remarquer qu'à la fin de mon post précédent, il y avait un truc qu'on appelle un lien ?


 Certes, mais, ô génie bienfaisant de la technique, vous n'êtes pas sans savoir qu'il est possible d'incorporer n'importe quelle vidéo du site en question (dont on peut prononcer le nom d'ailleurs, mais pas mettre de lien sur O*** G***) dans n'importe quel environnement html standard.
Il est aussi possible de repérer le lien quelque part.


 Et comme je n'ai nulle connaissance de ce qui se passe dans les contrées maudites susévoquées, je me méfie lorsque j'en ai encore une parcelle de responsabilité. Mais je n’attache aucune importance à cela, voyez-vous. (Je voulais simplement examiner la lame.)

Commentaire n°13 posté par DavidLeMarrec le 12/01/2007 à 19h04
Tenez maitre: étonnant, non? http://podles.free.fr/Quizz%20Lucia/08.mp3
Commentaire n°14 posté par Aladin le 13/01/2007 à 04h57
O generoso Aladino ! :-)
Les applaudissements à la fin confirment que c'est une prise différente d'une scène de la folie en studio (qui existe donc, c'est sûr) qu'elle faisait en play-back et en costume pour une émission de TV allemande. Eve Ruggieri en avait diffusé justement cette cabalette dans le portrait qu'elle avait fait de Moser à l'époque de Salomé. L'ornementation dans la reprise était différente. Mais ça date de la même époque apparemment, avant 1980 sans doute.

Moser a souvent chanté Lucia, Gilda et Traviata à ses débuts (dans de petites villes allemandes, et plus tard à Moscou sauf erreur), et aussi Musette (à Vienne et au Met, en particulier).
Commentaire n°15 posté par Bajazet le 13/01/2007 à 16h28
Encore une exclusivité du Bajablog !

L'enregistrement de Leonore (version primitive de Fidelio, avec de vrais morceaux de belle musique supprimés plus tard*), un des plus grands disques d'Edda Moser, est réédité par Brilliant Classics, couplé avec le Fidelio de Dohnanyi (Achtung, Frau Schnaut est au poste du rôle-titre, brrrr). Le coffret de 4 CD est vendu 10 euros sur www.jpc.de

*Dont une longue ouverture, splendide ; un duo Leonore-Marzelline avec violon et alto obligés ; le grand air de Leonore deux fois plus casse-cou que celui que nous connaissons ; etc.
Commentaire n°16 posté par Bajazet le 03/03/2007 à 16h56
Il faut bien dire que l'extrait de Lucia est assez terrifiant : cela sonne très grave, l'aigu est très étrange, comme détaché du reste de la voix, les vocalises lentes et laborieuses, sans parler du Mi bémol final, assez arraché et faux! Mais en vrai, cela devait être saisissant car elle a vraiment l'air folledingue!
Aladin sait-il de quand ça date et d'où ça vient?
Par ailleurs le portrait est remarquable de sensibilité et de pertinence, mille bravos!
Orlando

Commentaire n°17 posté par orlandogiocoso le 04/03/2007 à 01h51
Lucia n'est guère son éléments stylistique, sans doute. En même temps, je trouve fascinant d'y entendre une voix "noire" comme la sienne.

Quand Moser avait fait Salomé à Paris (en 86, je crois), la dame Ruggieri l'avait reçue en grande pompe pour un long entretien (elle avait chanté en direct deux lieder de Strauss, "Befreit" et le fulgurant "Frühlingsfeier" qu'elle a gravé par 2 fois), et durant l'émission avait été diffusé "Spargi d'amaro pianto" filmé en studio et en play-back par la TV allemande (milieu des années 70, je dirais, vu l'état vocal). Sa pantomime pendant la ritournelle avant la reprise était de haute volée : du Fritz Lang ! Le suraigu final était assez serré, effectivement différent de la largeur du medium.

Il est intéressant de constater que quelques années plus tard ce sera différent : l'aigu sera beaucoup plus large et fulgurant, mais le chant sera aussi devenu plus raide et anguleux. Son Armida du Rinaldo au Met avec Ramey en 1984 en est un bon exemple.
Commentaire n°18 posté par Bajazet le 04/03/2007 à 02h07
merci de la célérité du commentaire!

2 fois "Frühlingsfeier"? Je ne connais que celui avec Eschenbach pour EMI, non ressorti hélas...


Quant à son Armida au Met, il y a une trace ou tu y étais, veinard?
Commentaire n°19 posté par orlandogiocoso le 04/03/2007 à 02h11
Elle avait gravé Frülingsfeier auparavant dans un disque Strauss-Schumann (avec tout le groupe des Wilhelm Meister) accompagnée par Gage. Tu as le détail dans la Discographie ci-dessus.

Rinaldo, je n'y étais pas non, pauvre de moi qui ne suis jamais allé aux Etats-Unis… Et puis j'étais jeune encore, j'aurais sans doute été traumatisé par Horne. Mais il y a des traces de la soirée en effet, dans certaines arrière-boutiques.

Commentaire n°20 posté par Bajazet le 04/03/2007 à 02h24
Au temps pour moi, cela m\\\'apprendra à meiux lire les discographies!
Concernant mes remarques sur Lucia, entendons-nous bien! La sévérité de mes propos est à la mesure de ma déception, et de ce que j\\\'en attendais. Bien sûr que même dans une forme moyenne, cette voix \\\"noire\\\", comme tu dis, est à mon sens mille fois plus intéressante que bien des sopranos pépiant aux aigus faciles mais minuscules, et au chant sans chaleur ni couleur! Si je tombe un jour sur ces fameux extraits en allemand, je les achèterais sans hésiter!
Intéressant de l\\\'entendre aussi dans un rôle marqué, pour des générations entières, par l\\\'interprétation de Callas, et de constater que Moser ne l\\\'imite en rien. Alors que son formidable engagement dramatique, cette façon de s\\\'approprier les mots, de les colorer et de mettre du sens et de l\\\'émotion dans l\\\'acte même de leur phonation ( voir à cet égard, son Anna, si décriée par certains, et son récit incroyable avant \\\"Or sai\\\"; ou encore sa seconde version du récitatif de \\\"Popoli di Tessaglia\\\"...) a pu faire dire qu\\\'elle reprenait en quelque sorte à son compte un certain héritage callassien (y compris dans le caractère suicidaire de certaines prises de rôles!), on s\\\'aperçoit que dans les rôles qu\\\'elles ont pu avoir en commun, l\\\'artiste reste prodigieusement et irréductiblement personnelle. Il serait intéressant de pouvoir pareillement l\\\'entendre en Gilda ou Traviata...

Rêvons, des live finiront bien par sortir.... Idem pour sa Konstanze.

Quant à ses \\\"7 frühe Lieder\\\" évoqués hier, cela me fait vraiment rêver : d\\\'où tires-tu tes fameuses \\\"archives\\\"?

Bien amicalement.
O.

Commentaire n°21 posté par orlandogiocoso le 07/03/2007 à 23h17
Je bois vos paroles, vous savez. Irréductiblement personnelle, das ist's ! Y compris dans le lied où son héritage me semble complètement sous-estimé, même si Christophe Capacci avait écrit des choses bien senties à ce sujet. Il est vrai aussi que ses disques de lieder ont connu une diffusion fugitive. J'espère toujours qu'EMI, après avoir ressorti tous les albums que Fassbaender a faits chez eux, étendra la réédition à Moser.

Pour ce qui est de l'ultime question, je ne saurais y répondre publiquement, unter Personen von Stand. Essayez donc de contacter l'administrateur de ce blog. ;-)
Commentaire n°22 posté par Bajazet le 08/03/2007 à 00h18
Désolé des /////!

Vous attisez ma curiosité concernant ces archives. J'ai cru comprendre que vous étiez en une certaine Ville Rose, où je passerai incessamment sous peu... L'occasion de perfectionner le lancer de Baird dans la Garonne (épreuve éliminatoire, je crois?)... et de tirer peut-être cette affaire au clair?
Milel fois d'accord bien sûr pour la réédition des Lieder... C'est uen plus que grande. Souvenir ému aussi de certains de ses récitals parisiens à l'Athénée (en fait, mon premier Liederabend en 82, j'étais encore adolescent...si, si!), et le dernier à Gaveau.
Oui il faudrait convaincre EMI.
Bien à vous,
O.
Commentaire n°23 posté par orlandogiocoso le 08/03/2007 à 00h38
Le dernier à Gaveau ? Je croyais que son dernier récital à Paris avait été celui de l'Athénée en 1992 (si ma mémoire est bonne). En tout cas j'ai entendu Moser avec Baldwin au Cap d'Agde (!) chanter les Wesendonck et des Wolf devant un public cramoisi, c'était l'époque du défunt "Festival méditerranéeen".

Pour le reste, prière de cliquer en bas de la page du blog sur Contact. ^^
Commentaire n°24 posté par Bajazet le 08/03/2007 à 00h49
Après vérification, dernier concert à Gaveau le 20 janvier 92 (l'Athénée, c'était l'année d'avant, je crois.). Au programme, le Liederkreis Op.39, 3 Wolf (2 Mignon et Philine au milieu). En seconde partie," Bella mia Fiamma", pis 5 Strauss et deux autres en rappels (Allerseelen et Cäcilie).
Warst Du auch da?

O.
Commentaire n°25 posté par orlandogiocoso le 08/03/2007 à 00h58
Je rigole, parce que je viens aussi de retrouver les programmes. J'avais tout mélangé. J'étais donc aux deux, en 91 et 92, moyennant des ruses de sioux pour quitter Toulouse en semaine…

Commentaire n°26 posté par Bajazet le 08/03/2007 à 01h03
Curieux d'entendre son Jochanaan, j'ai écouté un témoignage de sa Salomé de 86. Triste en effet, quand on pense à ce qu'elle faisait encore en 2004 dans le monologue d'Elektra !
Commentaire n°27 posté par DavidLeMarrec le 08/03/2007 à 22h12
Une Elektra basaltique, ça marche. Mais une Salomé sans plus de souplesse…
Commentaire n°28 posté par Bajazet le 08/03/2007 à 22h23
Certes, mais au delà de ça, la nature de la voix... Alors que la diction est excellente presque vingt ans plus tard, que la voix semble maîtrisée, dans cette Salomé, c'est déchirure sur déchirure, et une chose informe de braillée. Dommage que nous ne disposions pas de témoignages antérieurs.
Commentaire n°29 posté par DavidLeMarrec le 08/03/2007 à 22h54
Mais je crois que ce n'a jamais été vraiment sa voix, de toute façon. Cela dit, elle était prodigieuse théâtralement. Y compris dans la danse. Ça sert d'avoir étudié la danse gamine à Weimar avec Mary Wigmann…
Commentaire n°30 posté par Bajazet le 08/03/2007 à 22h59
Oh, je pense qu'elle en avait largement les moyens !  Mais cette soirée-là est difficile, manifestement.
Commentaire n°31 posté par DavidLeMarrec le 08/03/2007 à 23h03
ça alors !
Je cherche à comprendre une citation sur Carnets sur sol, et voyez où je me retrouve !
Je ne sais toujours pas ce que
" Ersticke das Pfand,
das von ihnen du empfingst :
eine Hydra wächst dir im Schoß !"
veut dire et/ou à quoi ça fait allusion, mais je ne suis pas déçue du voyage ! :D
Commentaire n°32 posté par fitze le 16/03/2007 à 15h39

Willkommen, schön willkommen, Fitze !


Il faut demander à Herr Marrec, qui a outrageusement parodié le livret de La Walkyrie (acte III, scène 2)

Commentaire n°33 posté par Bajazet le 16/03/2007 à 17h22
Grazie Mille !
En pacourant un peu ces pages, j'ai l'impression que le lieu est bien fréquenté (on a les invités qu'on mérite) ; à bientôt donc. :)
Commentaire n°34 posté par fitze le 16/03/2007 à 18h59
[David descend des cintres. Sa tête est environnée d'éclairs. ]

Grmblbl.

Peut-on savoir à quoi il peut servir qu'on confectionne avec soin et tendresse une liste de liens ?  L'Isola y figure depuis son ouverture....

Grmblbl.
Commentaire n°35 posté par DavidLeMarrec le 30/03/2007 à 21h35
Une rareté à découvrir : Edda Moser en Medea de Haendel.
http://fr.youtube.com/watch?v=Jv4tgHh7mBI

Pour le tricentenaire Haendel, Malgoire avait monté à Karlsruhe un Pasticcio regroupant diverses scènes d'opéras de Haendel alors peu connus ou inédits au disque (Radamisto, Amadigi, Teseo, Admeto, etc.). C'était mis en scène par Martinoty, qui en tira un téléfilm tourné en décors extérieurs, dans les jardins d'un palais italien (sauf erreur). Ruggieri avait diffusé ça à la TV française.
Moser y incarne un personnage de magicienne jalouse, et annexe l'air de fureur de Medea dans Teseo, le dernier air de Melissa dans Amadigi et un des airs d'Admeto. Parmi les autres interprètes, il y avait Ute Treckel-Burckhardt, Jean Nirouët, Douglas Ahlstedt, Pamela Hamblin, Michael Ebbecke.
Commentaire n°36 posté par Bajazet le 15/11/2007 à 00h27
j'ai même trouvé la suite du spectacle en vidéo, malheureusement pas de chant, mais on perçoit la force déclamatoire de Moser.

http://fr.youtube.com/watch?v=cZ1MuQojCo0

Inspirée par ses petits camarades dans cette mise en scène, on dit qu'elle songea même à interpréter ce morceau :

http://fr.youtube.com/watch?v=uDkt_D1gj1U&feature=related

(désolé)
Commentaire n°37 posté par Clément le 15/11/2007 à 15h41
Non mais je rêve !
Quelle épouvante, les années 80… Bon, on sait au moins désormais où Martinoty a trouvé des idées pour le Pasticcio.
Dorothée a un gros potentiel vocal mais je prèfère Koch & Grubi.
Commentaire n°38 posté par Gorax le Méchant le 15/11/2007 à 16h43
P.S. Tarken, je sens tes dents.

(Qu'est-ce qu'elle a vieilli, Danzi-Lebrun…)
Commentaire n°39 posté par Gorax le Méchant le 15/11/2007 à 16h46
C'est pas Tarken, c'est Darken. ^^

Nekrad ! Kadren ! Dranek ! Darken !
Tarabas ta mère !

Commentaire n°40 posté par Bajazet le 15/11/2007 à 16h58
Bonjour à vous cher Bajazet !
Cela fait longtemps que je vous lis sans oser intervenir. Merci pour toutes vos chroniques passionnantes et vos analyses à la précision chirurgicale !
A propos d'Edda Moser, je suis d'accord avec vous, elle est une des plus grandes Liedersängerin qu'il m'ait été donnée d'entendre. Son amour de la langue allemande, sa diction fabuleuse et surtout son intensité rendent ses lectures de Schumann, Strauss et Brahms fabuleuses.
Je suis récemment tombée sur une curiosité que vous ne signalez pas (me semble-t-il) dans la discographie. Il s'agit de 18 Lieder du Prince de Prusse Louis Ferdinand (1907-1994), qui bien que n'étant pas de la grande musique (très romantique et très influencée par Schumann), sont transcendés par son interprète. L'enregistrement date de 1983 et c'est Erik Werba qui l'accompagne. Edda Moser y est très en voix et délivre de superbes notes graves que je ne lui avais jamais entendues.
Commentaire n°41 posté par Ariadne le 17/11/2007 à 16h45
O Freudebote, süß ist deine Stimme !
Bienvenue Ariadne, et merci. Encore un effort et nous pourrons créer un lobby pour œuvrer à la réédition par EMI de ses disques de lieder.

Merci pour le complément ! Je n'ai appris l'existence de ce disque de lieder du Prince de Prusse (Telefunken, sauf erreur) que récemment et par hasard sur EBay. J'en avais entendu quelques-uns que Moser avait chantés lors du premier récital où j'ai pu l'entendre, en 1983, couplés avec des Brahms et les Marie Stuart de Schumann.

Il existe apparemment aussi des enregistrements radio inédits où Moser chante des lieder qu'elle n'a jamais gravés, Berg (T frühe Lieder) ou Schönberg (opus 2) par exemple.
Commentaire n°42 posté par Bajazet le 17/11/2007 à 16h56
Pétition ! Pétition !
Effectivement, ces enregistrements existent, évidemment sous le manteau, avec une schubertiade de 78 (qui comporte un duo avec Hermann Prey).
Commentaire n°43 posté par Ariadne le 17/11/2007 à 20h02
A-t-elle chanté la Maréchale?... (en 1986, elle disait vouloir le faire) [Le lien "résumé de sa carrière..." renvoie maintenant à un truc bizarre qui s'appelle "parking quelque chose"...]
Commentaire n°44 posté par Caroline le 23/04/2008 à 12h12
Voici la nouvelle adresse : http://www.isoldes-liebestod.info/Saengerinnen/Moser_Edda.htm
Commentaire n°45 posté par Jean-Charles le 23/04/2008 à 15h42
Merci : je vais corriger ça. Moser a chanté la Maréchale à Karlsruhe (avec Lani Poulson et Missenhardt) et aussi à Cologne je crois bien dans cette seconde moitié des années 80. On peut l'entendre dans le Trio final lors du gala allemand au profit de la recherche contre le sida en 2005, paru en DVD chez Arthaus sous le titre "Opera Night". Dans la galerie de photos dont Jean-Charles a aimablement donné l'adresse, il y a une erreur : ce n'est pas du tout Moser en Lulu, et d'ailleurs elle n'a jamais chanté le rôle, que je sache.
Commentaire n°46 posté par Bajazet le 23/04/2008 à 15h59
J'ai mis à jour la discographie : 1) détail des poèmes nocturnes que Moser récite dans son dernier CD : un coup de maître, j'en reparlerai plus précisément 2) l'air d'Olympia (!) capté live à l'Opéra de Cologne en 1980, publié parmi diverses archives de la maison où on peut entendre 2 inédits de Lucia Popp : la Berceuse du Baiser de Smetana et un extrait de la Genoveva de Schumann ! Double CD publié par Relief sous le titre "Stimmenglanz im neuen Haus" ; on peut l'acheter sur JPC. Par ailleurs, je suis tombé sur l'affiche du Don Giovanni représenté à l'Opéra de Vienne le 1er novembre 1985 (mise en scène de Zeffirelli) : Theo Adam (DG), Kurt Rydl (le Commandeur), Edda Moser (Anna), Gundula Janowitz (Elvire), Peter Schreier (Ottavio). Ô vétérans !
Commentaire n°47 posté par Bajazet le 05/12/2008 à 16h38
Bonne nouvelle pour les fans d'Edda Moser : elle vient donner au Conservatoire de Genève des master classes les 13, 14 et 15 novembre prochains. Juste avant cela elle aura fait partie du Concours International de Chant de Genève  qui se tiendra du 2 au 12 novembre. 
Commentaire n°48 posté par orlando le 09/09/2009 à 08h48
"Elle aura fait partie  DU JURY du Concours...."  évidemment!
Commentaire n°49 posté par orlando le 09/09/2009 à 09h01
Il existe un enregistrement vidéo d'Iphigénie en Tauride (la RAI a capté cela à Florence en 1981).
(Bon, tout le monde le savait peut-être déjà, mais je ne le sais que depuis peu ^^)
Commentaire n°50 posté par Caroline le 20/10/2009 à 12h05
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