Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 21:35


    « L’action est comme l’élocution du corps, puisqu’elle consiste dans la voix et le geste. […] Ce n’est pas sans raison que Démosthène attribuait la première place et la seconde et la troisième à l’action : si en effet l’élocution n’est rien sans elle et si elle est si grande sans l’élocution, elle a certainement un très grand pouvoir dans l’éloquence.
    Donc celui qui aspirera au premier rang dans l’éloquence prendra un ton aigu pour la violence, l’abaissera dans les parties calmes, se montrera grave avec une voix profonde, pathétique avec des inflexions. Remarquable est le caractère de la voix dont avec trois tons en tout, circonflexe, aigu et grave, on obtient une diversité si grande et si suave dans le chant. Or il y a également quand on parle une sorte de chant assourdi, non le mode qu’ont dans la péroraison les rhéteurs de Phrygie et de Carie, qui est presque du récitatif, mais celui que veulent dire Démosthène et Eschine lorsqu’ils se reprochent l’un à l’autre leurs inflexions de voix […].
    Quant à avoir une belle voix nous ne pouvons sans doute que le souhaiter, car cela ne dépend pas de nous, mais seulement la façon de la manier et de nous en servir. Donc l’orateur excellent variera et modifiera sa voix et, tantôt l’élevant, tantôt la laissant descendre, il parcourra toute l’échelle des tons.
    Il usera aussi du geste, sans exagération. Pour le port, il se tiendra droit, en redressant la taille ; il se déplacera rarement, et peu ; il s’avancera modérément et rarement ; il évitera le laisser-aller du cou, la mimique des doigts, la phalange qui bat la mesure ; mais c’est du tronc tout entier, avec une inflexion virile du buste, qu’il réglera lui-même son attitude, avançant le bras quand le discours se passionne, le ramenant quand il se détend.
    Quant au visage, qui est après la voix ce qui a le plus de pouvoir, combien il apporte soit de dignité, soit de grâce ! »

Cicéron, L’Orateur, 55-60
(trad. A. Yon)




   
    La dignité et la grâce (dignitas, venustas) sont distinguées ailleurs par Cicéron comme les deux grands types de beauté, la dignité étant conçue comme beauté virile, la grâce placée du côté du féminin (Des devoirs, I, 36). Précisément, la dignité, si essentielle au grand orateur, qualité louable entre toutes en ce qu’elle « concilie les esprits », relève à la fois de l’esthétique et de la morale. Méditant sur l’éloquence politique, Cicéron souligne combien importent deux formes d’autorité : d’une part celle fondée sur la gravité, concrétisation de la grandeur (majestas) identifiable à une parole volontiers sévère et concise, et d’autre part celle qui vient de la dignité, à un mérite supérieur défini comme « la considération qui s’attache aux responsabilités consenties et dominées » (A. Michel).

    En somme, la voix et le geste de l’orateur sont voués à incarner une sorte de beauté persuasive qui serait la manifestation de l’excellence morale de l’homme politique. Les événements récents offrent dans le personnage de Barak Obama le spectacle d’une éloquence qui tient conjointement à la teneur du discours, à l’élocution, au phrasé large et musical (à ce « cantus obscurior », « chant assourdi » évoqué par Cicéron), au contrôle imperceptible du corps. On peut se demander d’ailleurs jusqu’à quel point ce qui a pu être commenté comme la séduction d’une image médiatique ne vient pas tout autant de ce mélange de dignité et (il faut bien le dire) de grâce. Cette éloquence hors du commun aujourd’hui renvoie en tout cas les discours publics de M. Sarkozy ou de Mme Royal (par exemple) à leur vacuité oratoire, ou du moins à leur incapacité à donner un corps à la dignité. Pas de revanche en vue sur le front de la venustas.

    Cette dignité de celui qui parle est décidément quelque chose d’étrange, puisqu’elle peut à la limite être produite par le ton seul. La dignité appartient à la sphère morale, mais elle s'impose dans une présence esthétique. On pourrait ainsi distinguer l'art de tel soprano par l'accomplissement en elle d'une dignité éminente, dans le chant comme dans le geste. Mais prenez Pamina capturée par Monostatos et suppliante aux pieds de Sarastro (fin de l'acte I). Je ne sais quel auteur du tout premier numéro de L’Avant-Scène Opéra (sur La Flûte enchantée) faisait remarquer que les paroles de Pamina sont alors d’une pauvreté  assez puérile (« ce n’est pas moi qui ai commencé, c’est lui »), mais que la manière de la musique (« Herr, ich bin zwar Verbrecherin ») donne au personnage quelque chose de la dignité presque intimidante qu’admirait Péguy dans les suppliants humiliés de la tragédie grecque.



Par Bajazet - Publié dans : Divers
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Commentaires

Je me suis fait la réflexion, en entendant parler Obama qu'il avait effectivement cette "presidential voice", concept que les spin doctors et autres conseillers en image états-uniens ont élaboré. Je ne suis pas tout à fait d'accord quant à "la teneur du discours" de M. Obama. J'avais justement été frappé par le fait que cette parole si travaillée, rassurante, confiante et ferme ne charriait que de l'eau tiède. Aucune pierre angulaire dans ce discours bien lisse, rien qui dépasse pour ne froisser personne. C'est probablement la clé de son succès... Une anecdote concernant l'éloquence de Mme Royal. Ayant assisté, et de près, à un de ses meetings pendant la campagne présidentielle, je peux témoigner que son éloquence - certes hors du commun, dans sa forme - est d'une efficacité redoutable. Et pourtant, je n'étais pas, ni ne suis devenu, un partisan de la dame. On n'est ni dans la gravité, ni dans la grâce, ni dans la dignité telles que vous les définissez. Tout repose sur le contraste entre de longue périodes récitées, lues, d'une voix monotone et peu accentuée et des passages ou les yeux se détachent tout d'un coup de la feuille sans y revenir pour de longues minutes. La voix descend alors d'une bonne quinte pour trouver des résonances de poitrine qui donne l'impression qu'elle sur le point de se briser. On ressent alors une urgence, une force de conviction, de mission assez impressionnant et surtout, une grande sincérité (toute travaillée, sans aucun doute). Les dernières prestations de Mme Royal semblent montrer que, même si le résultat n'est pas là, elle est en recherche, sur ce terrain.
Commentaire n°1 posté par Tom le 08/11/2008 à 17h42
C'est amusant, aucun politique en France ne me donne autant que Royal l'impression de sonner faux dans sa parole. Sa plongée à la cave ;-), c'est un peu comme quand d'autres se mettent à crier pour faire solennel : je ne vois que le truc, la ficelle. Vous parlez par ailleurs de périodes, mais à chaque fois que je l'ai entendue, j'ai été frappée par sa façon d'anonner en s'arrêtant tous les 3 mots d'un ton monocorde. Sarkozy anonne d'une façon plus triviale mais moins terne. La période, c'est l'arche ; c'est le soutien et le mouvement, le pont et la rivière en même temps. Plus personne je pense ne pratique cette éloquence. On fait dans la petite phrase, désormais. 8-) S'agissant de la teur du discours d'Obama, je n'ai pas cru que le consensus soit en effet nuisible à l'éloquence politique en la circonstance. Mme Royal a peut-être un avis sur la question, d'ailleurs 8-)
Commentaire n°2 posté par Bajazet le 08/11/2008 à 18h14
Oui, mais justement, j'avais regardé à la télévision quelques jours avant, le meeting de Villepinte et j'avais trouvé cela d'un ennui mortel. Le même, ou à peu près, à 10 mètres, et j'en avais, à mon corps défendant, les larmes aux yeux... Je suis un grand sensible que voulez-vous. Elle a d'ailleurs une tout autre rhétorique quand elle est à la télévision en plateau. Certes, les périodes n'étaient pas proustiennes, mais ce jeu de tension/relâchement fonctionnait. Le résultat était tout sauf "orthodoxe", mais bien plus efficace que les orateurs locaux, bien plus mobiles, avec effets de manches, et tout et tout, qui l'ont précédée. Sinon, le consensus n'est pas nuisible, ni bénéfique 'ailleurs, à l'éloquence, mais, en ce qui me concerne, à l'adhésion au propos, ce qui est, tout de même, le but de l'éloquence, en politique.
Commentaire n°3 posté par Tom le 08/11/2008 à 20h34
Je ne jugeais de fait que par des extraits de ses meetings entendus à la radio. Et puis je suis moins sensible que vous aux grandes dames qui poitrinent. Elle ne devait pas aborder Traviata ? "Diiite al Delanoé, si bello e ppppuro…" Mais de toute façon Royal a changé son fusil rhétorique d'épaule, non ? Qui m'a dit que Mnouchkine l'avait coachée pour arpenter la scène avec un micro et sa nouvelle coiffure ? "Salut, la Touraine ! Salut, le Poitou ! etc." Oui, je sais, c'est facile. Je vous concède que j'ai une antipathie viscérale pour cette femme et pour son cinéma crypto-messianique. Mon idole, c'est resté Marie-France Garaud 8-)
Commentaire n°4 posté par Bajazet le 08/11/2008 à 20h49
"Bonsoir les Charentes, Salut la Touraine et le Poitou, coucou!" comme aurait dit Desproges... Oui, Mnouchkine, c'est ce qui se dit. Je ne veux pas avoir l'air de la défendre à tout prix, car elle suscite une forme d'adhésion tout aussi viscérale que votre antipathie, et je n'y suis pas sujet. Je ne suis même pas socialiste, pour tout dire (©Jospin). Mais je ne peux m'empêcher de trouver nombre des attaques dont elle fait l'objet parfaitement injustes. Ce dernier meeting, au Zenith je crois, sur la forme, ce n'était pas brillant. Encore que, elle tente de proposer autre chose, ce qui, vu la lassitude générale à l'égard de la chose politique, est une initiative louable. Je ne pense pas que ce soit la bonne direction, mais quand même, rien de honteux! Et sur le fond, c'était quand même un discours d'opposition à la politique de Sarkozy plus élaboré que tout ce qui est sorti de la rue de Solférino depuis 1 an et demi. Mais cela, personne ne l'a relevé, ni même diffusé dans les jités. Quant au "cinéma crypto-messianique", c'est encore quelque chose qu'on brandit comme un délire irrationnel, alors que moi, ça m'a plutôt fait rire. Pour avoir dit une fois "aimez-vous les uns les autres", elle s'est retrouvée étiquettée "la Madonne du Poitou". Alors qu'au moment des règlements de compte, quand tout le monde se vengeait sur elle, elle rétorque "pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font", oui, je trouve ça assez drôle, et bien trouvé. Un peu dans votre style, enfin! Ce qui me fait le plus rire, c'est que la garde du PS n'a toujours pas compris que plus elle lui tapait dessus, plus elle se fortifiait. La preuve, lors du vote des motions... Je vais dire un gros mot, mais en ces temps d'Obama - mania, après notre campagne et celle des primaires démocrates, je ne peux m'empêcher de penser que les électeurs sont plus misogynes que racistes... Que la méfiance et l'a priori à l'égard des femmes sont plus fort qu'à l'égard des "minorités". C'est étrange de parler politique ici. Promis j'arrête.
Commentaire n°5 posté par Tom le 08/11/2008 à 21h37
Si je puis me permettre, le trip messianique, ça date de bien avant "aimez-vous les uns les autres". Toute la campagne présidentielle était sous-tendue par ça. J'avais entendu quelqu'un à la radio analyser brillamment ce syncrétisme bizarre… et pragmatique. "Elle tente de proposer autre chose", "initiative louable"… Je dirais pour ma part qu'elle a un sens bien entendu de son intérêt de stratège. Mais pour moi ce n'est pas moins une bricoleuse opportuniste que Sarkozy, et sans doute pas moins narcissique. Et puis c'est bête, mais je sens toujours chez elle un côté grande bourgeoise moralisatrice qui me hérisse. Catéchiste de la haute, pour aller vite. Le fait est que la misogynie motive en partie les attaques dont elle est l'objet (comme vous le soulignez, ça se tourne en force pour elle), mais de mon côté ce qui me hérisse, c'est cette dimension à la fois culturelle et "de classe". C'est peut-être irrationnel. 8-) Quant à la question de sa "sincérité", ça c'est l'éternelle ambiguïté du discours politique, c'est vieux comme la rhétorique. On pourrait dire un peu la même chose de la "sincérité" des chanteurs sur scène. Je ne sais pas bien ce que c'est.
Commentaire n°6 posté par Bajazet le 08/11/2008 à 22h13
Quand je parlais de sincérité, c'était pour décrire l'effet obtenu, par contraste. Le côté maladroit, bien dosé, peut donner cet effet. Mais je suis persuadé que tout cela est très soigneusement calculé et... pas du tout sincère. Bricoleuse opportuniste narcissique, je ne dis pas le contraire! C'est une politique. Le côté bourge me gêne moins, faut dire que depuis, nous avons Christine Lagarde qui fait passer Royal pour la concierge de l'immeuble. J'en rajoute une couche, mais la misogynie est peut-être plus coriace du fait qu'en politique, ce sont les femmes qui la pratique le plus, alors que les minorités sont plus solidaires.
Commentaire n°7 posté par Tom le 08/11/2008 à 23h09
(Je me doutais bien que le sujet susciterait plus de réactions que Seefried.) « Bricoleuse opportuniste narcissique, je ne dis pas le contraire! C'est une politique. » Oui, mais là où c'est vraiment problématique à mon avis, c'est quand tout ça baigne dans un moralisme démagogique. Le paradoxe est que Royal occupe une position d'hostilité à Sarkozy et qu'ils ont plus d'un point commun, rhétoriquement et stratégiquement parlant. Vous allez ricaner, mais j'aime bien la voix de Lagarde, que je ne trouve pas d'ailleurs spécialement bourgeoise dans son élocution (nette), contrairement à Bachelot par exemple (on va toutes les passer en revue !^^). Et puis Lagarde est UMP, vous n'allez pas comparer quand même ;-) Ce que je mettais en cause chez Royal, c'est autant la face catéchiste que la face bourgeoise. Pour autant, il est évident que cette dernière dimension plaît. Sollers avait ironisé en envisageant le cas où elle se serait appelée Ségolène Branchu. C'est la magie du nom, surtout dans un pays qui n'a jamais liquidé la monarchie. tenez, franchement, je regrette Le Branchu, à défaut d'avoir la version française de Merkel. Sinon, le plus bel exemple oratoire, je l'avais vu chez Tony Blair, quand mis en difficulté au Parlement il avait argumenté et retourné cette opposition, avec une extraordinaire dignité dans l'énergie (on y revient). C'était captivant. Pour une autre facette du personnage, voir le film "The Queen" avec H. Mirren 8-)
Commentaire n°8 posté par Bajazet le 08/11/2008 à 23h59
Que Royal et Sarkozy aient des points communs dans la rhétorique et dans la stratégie, c'est évident. C'est même pour ça que les médias s'étaient d'abord entichés de Royal. Le moralisme démagogique, je ne vois pas très bien à quoi vous faites référence, si ce n'est à cette tendance de la gauche française de se décréter moralement supérieure simplement parce qu'elle "est" la gauche, sans jamais chercher à le définir d'avantage. Si c'est cela, c'est largement partagé au PS, et Royal ne me semble pas la pire. Oui, Lebranchu (que j'ai rencontrée, en vrai, vous savez!) est fort sympathique, mais elle est quand même un peu légère (France Culture, il y a quelques semaines). Si vous cherchez l'équivalent de Merkel, je trouvais justement un air de ressemblance avec Martine Aubry, dernièrement. Le côté vieux chien de garde impassible, sympathique mais qu'il faut pas trop chercher... Bon, sur le plan du discours, je déteste encore plus Aubry que Royal, mais j'ai dit que je ne parlerai plus politique! C'est-à-dire que je ne peux parler de Seefried qu'un certain nombre de fois...
Commentaire n°9 posté par Tom le 09/11/2008 à 00h43
S. Royal a une voix qui ne passe pas à l'enregistrement. C'est définitif. B. Obama a, m'a-t-on dit, une langue remarquable dans un pays où on la maîtrise bien peu et déjà ça, ça a impressionné très favorablement. Lié au geste et à la "prestance", ça fait mouche.
Commentaire n°10 posté par Caroline le 09/11/2008 à 10h49
Yes we cancan. ;-) Quousque tandem abutere Segolena patientia nostra ?!
Commentaire n°11 posté par FurtStCyprien le 11/11/2008 à 09h32
Hihihi, je viens d'entendre Royal à la radio. "Amour… blessures…" Bluuuute nur, bluuute nur, du liebes Herz ! Fabius gueulait comme un roquet, mais Aubry m'a fait très bonne impression. C'était celle qui haranguait le mieux de la troupe, énergique mais voix bien placée. Dieu sait si elle peut être teigneuse – bon sang souletin ne saurait mentir ;-) – mais là elle avait bien attrapé le ton. (C'était coupé à la radio, mais elle te fait de gros bisous, Tom)
Commentaire n°12 posté par Gélaste le 15/11/2008 à 22h18
Entendu tout à l'heure la fin d'un débat TV sur devinez quoi. Une journaliste de Charlie-Hebdo, de retour du congrès de Reims, analysait ainsi le discours prononcé par Royal hier : Discours en 2 parties 1) Pendant une demi-heure, discours affectif, pétri de vocabulaire mi-chrétien mi-psychanalytique (respect, amour, tendresse, souffrance, etc.), adressé à la salle comme si elle parlait à des enfants. Conséquence : une partie des auditeurs siffle, que la journaliste identifie à des militants dotés d'une culture socialiste "à l'ancienne", qui attendent des arguments s'adressant à la raison, et pas ce bain de pathos maternel. 2) une seconde partie, beaucoup plus intéressante mais traditionnelle, "laïque républicaine". Or ce que les médias ont retenu, bien sûr, c'est la première partie, avec les sifflets. Parallèlement, les stratèges de la motion Royal (Valls en tête) parlent aux journalistes : "vous voyez, elle se fait siffler, pourquoi tant de haine, est-ce digne d'un parti ?" Résultat le lendemain dans la presse : Royal a décidément beaucoup de courage (c'est ce que disait même Christine Clerc !), "Qui peut l'arrêter ?" Plus largement, la même journaliste mettait l'accent sur un écart au sein des militants présents : d'une part, ceux qui attendent un discours politique construit rationnellement ; de l'autre, les nouveaux adhérents, massivement partisans de Royal, qui n'ont pas du tout cette culture-là, et dont la réflexion serait (dit-elle) plus superficielle et plus vulnérable à l'image et à l'affect. Elle allait jusqu'à affirmer que les deux ne parlent pas la même langue, confirmant d'ailleurs le rayonnement de Royal, qui touche des gens imperméables d'ordinaire au discours politique, mais un peu comme le ferait un télé-évangéliste : le problème serait alors la "conversion" ;-) de cette adhésion en raison politique.
Commentaire n°13 posté par Bajazet le 16/11/2008 à 19h37
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