Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /2008 00:41


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Les Premières héroïnes romantiques
Mireille Delunsch, soprano
Le Cercle de l’Harmonie
Dir. Jérémie Rhorer
Paris, Opéra-Comique, 20 mars 2008


Dalayrac, Azémia ou les Sauvages (1787)
:
Ouverture

Gluck, Iphigénie en Tauride (1779)
:
« Non, cet affreux devoir — Je t’implore et je tremble »

Gluck, Orphée et Eurydice (1774)
:
« Mais d’où vient… — Fortune ennemie »

Gossec, Sabinus (1773)
:
extrait de la Suite de ballet

Jean-Chrétien Bach, Amadis de Gaule (1779)
:
« À qui pourrai-je avoir recours ? » ; « Que vois-je ? ô spectacle effroyable ! »

Cherubini, Médée (1797)
:
« Du trouble affreux qui me dévore »

Hérold, Symphonie n° 2 en ré majeur (1815)
Spontini, La Vestale (1807)
:
« Toi que j’implore avec effroi »


En bis :
Catel, Les Bayadères (1810)
:
« Sans détourner les yeux »





    Il est vraisemblable que Jérémie Rhorer, attaché au répertoire français de la fin du XVIIIe siècle, soit à l’origine de ce programme magnifique (d’autant que parmi ses projets figure la reprise de cet Amadis que Jean-Chrétien Bach composa sur le livret de Quinault pour Paris en 1779). On peut d’ailleurs discuter le bien fondé du titre donné à ce concert : Les Premières héroïnes romantiques. En quoi l’Iphigénie de Gluck est-elle une « héroïne romantique » ? Et que vaut à la Médée de Cherubini d’« ouvrir l’ère de l’opéra romantique » ? Le programme répond par l’argument de « son héroïne torturée », ce qui paraîtra faible rapporté à d’autres critères plus persuasifs. Car on est un peu mal à l’aise de voir le programme identifier le « romantisme » de ces scènes d’opéras à la seule dimension psychologique. Qu’est-ce donc que cette « vérité psychologique jusqu’alors inconnue à l’opéra » dont on prétend faire l’honneur à Oriane dans l'Amadis de Gaule de Jean-Chrétien, d’après le livret de Quinault ? La « vérité » et le « naturel » de l’expression que Gluck revendiqua ne sauraient occulter la rhétorique musicale propre au compositeur, et quant à associer ces vertus à l’opéra romantique, comme l’insinue le texte du programme… L'enjeu de ces extraits d'opéra, ce serait plutôt une esthétique du terrible, dont on ne voit guère ici ce qu'elle aurait de spécifiquement romantique, et on aurait pu tout aussi bien donner le titre Les Grandes héroïnes classiques.

    Qu'importe ? Les extraits d’opéra interprétés par Mireille Delunsch permettent du moins de retracer le mouvement cohérent qui conduit de Gluck à Spontini via Cherubini. On est frappé par une certaine unité de climat ou pour mieux dire de coloris : rythme volontiers obsédant à l’orchestre, plénitude et gémissement des bois, et pour la partie vocale lyrisme sombre et déclamation énergique, où l’aigu couronne la véhémence du discours et non l’hédonisme de la vocalité. Pour autant, on mesure la distance entre l’esthétique de Gluck et l’écriture de La Vestale : Spontini s’inscrit certes en partie dans la filiation de Gluck, comme Cherubini avant lui, mais la longueur de phrase de l’invocation fait plutôt penser à celle des Italiens, tandis que la péroraison héroïque du grand monologue de Julie met la voix à l’épreuve d’un orchestre impérieux et riche en cuivres.  
    Malgré un manque de familiarité perceptible de la soliste avec la partition, les deux extraits d’Amadis de Gaule sont de toute beauté, inquiets, profonds. Il s’agit des scènes où Oriane se trouve captive d’Arcalaüs : elle se lamente d’abord dans un rondo tourmenté où Jean-Chrétien démontre une pénétration remarquable du style français de l’époque ; puis, après le dialogue avec l’enchanteur cruel qui lui montre Amadis mort, on entend le transport de désespoir de l’héroïne. Le rôle fut créé par Rosalie Levasseur, qui la même année était la première interprète d’Iphigénie en Tauride de Gluck. Tout cela donne envie d’entendre l’opéra intégral (avec en particulier une extraordinaire scène au tombeau).


 
    Mais qu’est-il arrivé à Mireille Delunsch ? Si on se réjouit de l’avoir retrouvée en bonne forme vocale, et avec ses plus belles couleurs, comme elle était absente ce soir-là… Étrangement absente, regardant à peine le public, physiquement inerte, rivée à la partition même pour l’Iphigénie de Gluck, entrant en scène d’un air sinon accablé du moins contraint. Il est vrai que les conditions de la salle Favart n’étaient guère confortables : la soliste était bizarrement coincée entre le premier violon et le chef, dont le bras gauche semblait frôler hardiment l’auguste visage, tandis que l’éclairage de la scène paraissait  bien mal disposé. Quelque autre raison expliquerait sans doute l’impression de « programme minimum » que donnait une artiste d’ordinaire si présente en scène et à ce qu’elle chante. Reste son beau visage tragique, mais quelle frustration ! Un seul bis, malgré l’accueil enthousiaste d’un public par ailleurs peu nombreux. Ce fut une rareté : un air de Catel où l’héroïne s’élance vers la mort, d’un bel emportement et avec un aigu brillamment sollicité (c’est sauf erreur le rôle que chanta Caroline Branchu, créatrice de La Vestale).

    L’intérêt est grand d’entendre le monologue de Médée « Du trouble affreux qui me dévore » par une voix qui ne soit pas un soprano dramatique volcanique, comme il est d’usage depuis la résurrection de l’ouvrage au XXe siècle. Julie Angélique Scio, la créatrice de Médée, opéra-comique, créa aussi (3 ans plus tard) la Constance des Deux journées ou le Porteur d’eau (Delunsch tient ce rôle moins éclatant dans l’enregistrement de cet opéra chez Naïve), et il semble tout à fait plausible et même souhaitable d’entendre cette partie par une voix expressive mais souple et de format plus humain. La question se pose évidemment de savoir si une Delunsch tiendrait la distance sur la totalité du rôle (on peut en douter), mais d’un autre côté il me semble qu’on est aujourd’hui en plein fantasme sur le format vocal du rôle. Callas l’a ressuscité et d’illustres wagnériennes l’ont suivie, mais le rôle ne peut-il vraiment être chanté autrement ? Ce que Delunsch faisait entendre, dans la lignée de ses Gluck, était non seulement convaincant, mais extrêmement juste et prenant. Les sons dans les joues sur « Mes chers enfants » ne me gênent pas tant la couleur est magnifique, et on mettra l’indifférence subite avec laquelle est chanté « Sainte justice ! » sur le compte de l’intermittence de l’actrice ce soir-là.

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    La grande scène au temple extraite de La Vestale demande cependant à la cantatrice plus qu’elle ne pouvait donner, s’il est vrai que les longues phrases de l’invocation la trouvent particulièrement courte de souffle, et la matière vocale se perd dans l’orchestre de la péroraison. On aura au moins apprécié la beauté de la déclamation française et un sens patent de la dignité tragique, malgré la prudence déjà évoquée. Quand pourra-t-on entendre cet opéra rendu à l'original français dans de bonnes conditions ? C’est évidemment Gluck qui flattait les qualités propres de Delunsch, même si Eurydice n’est sans doute pas son emploi le plus marquant. Pour l’air du quatrième acte d’Iphigénie, l’éloquence du chant pouvait compter sur un orchestre moins opulent que celui de Minkowski, mais d’un nerf dramatique admirable, avec un jeu des accents et de la ligne où s’affirme la personnalité autant que la pertinence du chef.

    Car il faut dire que face au retrait expressif de la soliste, c’est à l’orchestre qu’on doit la source constante des plaisirs de ce concert. L’assurance des cors naturels est vulnérable, sans doute, mais la corniste à qui échoit le solo de La Vestale mérite d’être décorée pour l’exécution de ces trilles inhumains sans le secours des pistons. Pour le reste, c’est un régal. L’ouverture splendide de Dalayrac (une vraie rareté) donne d’entrée l’occasion de goûter la discipline et le sens du théâtre que Rhorer imprime à son ensemble juvénile. La poésie élégiaque de l’introduction comme l’animation martiale mais souple qui parcourt la seconde partie sont excellemment rendues, et la précision virtuose des cordes se combine à un véritable souffle. Le ballet de Sabinus en tire un bénéfice éclatant. N’était-ce pas la chaconne qui figure au nombre des moments culminants de cet opéra gaulois ? L’orchestre procurait en tout cas la jouissance de l’esprit de la danse noble, où l’ampleur du mouvement n’efface pas la délicatesse du trait.
    C’est néanmoins dans la symphonie inattendue de Hérold, composée en 1815, que Rhorer et les siens auront le plus brillé, avec autant de beauté que d’esprit. Après avoir essuyé la veille la musique de
Zampa, qui m’a paru décidément une des plus fades que j’ai entendues à l’opéra, j’étais bien décontenancé d’entendre ce joyau d’invention et d’élégance, qui commence comme du Haydn, se laisse gagner par la danse et par un climat qui rappelle fugitivement les premières symphonies de Schubert, et offre enfin un finale virevoltant qui semble  ouvrir la voie à la Symphonie en ut de Bizet. Mon sentiment d’écart esthétique entre cette musique symphonique et le redoutable Zampa me conduit à envisager l’éventualité d’une inclination schizoïde.



Par Bajazet - Publié dans : Représentations et concerts
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Commentaires

Etonnant, cet écartèlement esthétique chez Hérold. Ses symphonies sont certes réussies, mais restent du même goût, semblent quasiment un accompagnement. A choisir, Onslow (et bien sûr Czerny) font des choses bien plus profondes avec aussi peu de matériau. Je ne suis pas étonné que vous n'ayez pas goûté Zampa, mais tout de même, rien de plus fade ? Même les opéras de Glass ? Même Médée de Cherubini dans sa version italienne à tunnels ? :-) Je confirme qu'Amadis est une partition de premier intérêt. Rien à faire, lorsqu'on découvre les autres compositeurs de l'ère de la réforme tragique, on remet Gluck à la place modeste qui lui revient. :o) Cela dit, chez JCB, on trouve une véritable continuité avec les styles précédents, la référence à Lully est même plus sensible que dans l'Armide de Gluck. Orchestre admirablement volubile, superbes élans vocaux, beau sens de la déclamation. A connaître, absolument.
Commentaire n°1 posté par DavidLeMarrec le 23/03/2008 à 01h35
Je partage globalement ton sentiment ; Delunsch m'a paru singulièrement mal à l'aise, se prêtant peu aux saluts, avec (puisque c'est à moi de jouer les goujats) une robe très peu seyante, mal à l'aise à de nombreux moments dans les morceaux. Je soupçonne que le concert n'a pas été suffisamment répété : on a entendu de nombreuses hésitations et même des erreurs dans le texte, quand ce n'était pas une phrase entière qui passait à l'as, ce qui est arrivé plusieurs fois ! Au delà de plusieurs passages limite vocalement en terme de justesse et d'aisance (tout dépend de la façon dont un aigu est amené), je l'ai trouvé toujours aussi prenante et éloquente mais effectivement comme absente en de nombreux moments. Quel plaisir d'entendre Médée et la scène de La Vestale en français ! Certains passages y prenne un relief tout particulier, notamment avec la belle déclamation de Delunsch. Les passages orchestraux étaient en effet réussis, Dalayrac offrant une sympathique ouverture typique de l'opéra comique de l'époque, et la symphonie d'Hérold rachetant par son aimable invention certaines platitudes de Zampa. Les inédits d'Amadis sont magnifiques, et l'extrait de Catel plutôt bienvenu aussi (selon mes sources c'est effectivement un rôle de Mlle Le Branchu). Pourquoi diable n'avoir pas plus répété ! Espérons enfin, plus globalement, que Mireille Delunsch reprenne confiance, car elle a les moyens de tous les rôles qu'elle a ici abordés (elle pourrait camper une Médée superbe à mon avis aussi). Ce concert nous a donné une image réduite de ses talents ; néanmoins la tragédienne lyrique Delunsch demeure considérable, même "timide".
Commentaire n°2 posté par Clément le 23/03/2008 à 02h57
"Tandis que la péroraison héroïque du grand monologue de Julie mais la voix à l’épreuve d’un orchestre impérieux et riche en cuivres." Je n'ai pas compris le jeu de mots si jeu de mots il y a. Si c'est une coquille ça peut toujours se corriger ! Merci pour ce passionnant compte rendu. Quoiqu'il en soit le programme me fait regretter de ne pas avoir pu être là.
Commentaire n°3 posté par francesco le 23/03/2008 à 12h15
Mon Dieu, ne me prêtez pas de ces jeux de mots fantômes : c'est un vil lapsus, merci de l'avoir signalé. Et merci à Clément pour ses réflexions. Rien ne lui échappe ;-) Je n'ai perçu une phrase manquante qu'à un seul moment (Amadis, il me semble). Une Médée en version opéra-comique d'origine serait à tenter : cela va être le cas à Bruxelles, mais Rousset est-il l'homme de la situation ? En tout cas Nadja Michael a du répondant, en termes de foyer vocal. Pour le coup, il me semble que le choix des instruments anciens pourrait aider à rétablir un équilibre plus juste. La beauté de la déclamation de Delunsch était en tout cas délectable… et fatale à la réécoute de l'enregistrement de Martina Franca avec Tamar, que j'aime bien d 'ordinaire, mais qui m'a fait soudain l'effet d'un crapaud. Décidément, la qualité de la langue change la perception que nous avons de la musique d'opéra. Je n'insiste pas, car Mr Marrec va revenir nous parler du Niklausse d'A.K. Et à propos probable du manque de répétition, on me faisait remarquer que Delunsch est une virtuose du déchiffrage et que son agenda était fort chargé ces temps-ci, avec 2 créations mondiales coup sur coup (Etvös à Lyon, Bartholomée à Bruxelles). J'en profite pour signaler qu'elle chantera les Harawi de Messiaen à Verbier en juillet.
Commentaire n°4 posté par Bajazet le 23/03/2008 à 17h40
Barstow, qui n'avait rien d'une soprano callasso-wagnérienne, a enregistré tout le final de Médée en français. A partir, si je me souviens bien, de son revirement ("Eh quoi je suis Médée" ?). C'était extrêmement bien stylé et articulé mais le soin qu'elle prenait des consonnes (on ne sentait pas le soupçon d'accent que peut même avoir une Lott parfois) sentait justement l'effort. Les premiers mots étaient simplement laids, principalement en raison de cette diction rocailleuse et de certains sons dans le nez. (Une Médée doit elle être belle ? Je ne sais pas .... Glauce est là pour ça) Dramatiquement c'était a mi chemin entre Corneille pour l'ampleur de la phrase et Pasolini pour la sauvagerie qu'elle y mettait. Et parallèlement à ça sa Médée avait quelque chose de sournois qui glaçait le sang. Je me demande si ce n'est pas à chercher dans des choix de phrasé différent de ceux proposé par les chanteuses disposant de moyens plus conséquents. Ca n'a pas été réédité à ma connaissance mais c'est disponible sur Opera Share. Sinon je suis ici incognito et vous pouvez m'appeler Francesco.
Commentaire n°5 posté par francesco le 23/03/2008 à 19h46
Je n'ai pas compris ta dernière phrase. Oui, Barstow commence par "Eh quoi ?", et ça sonne un peu comme Platée ;-) C'est un enregistrement très intéressant en effet, sur un CD de scènes finales, avec Salomé, Makropoulos et je crois Turandot. On a rarement fait un programme aussi extraordinaire pour un disque-récital. On disait que Rita Gorr s'était pété la voix à vouloir chanter Médée à la scène. Grouïk ! Il existe un disque d'extraits en français, avec Chauvet et Guiot, dont je ne garde aucun souvenir sinon celui d'une vague asphyxie chez Gorr.
Commentaire n°6 posté par Bajazet le 23/03/2008 à 20h11
"Mon Dieu, ne me prêtez pas de ces jeux de mots fantômes" Ce type de tournure prête facilement à la plaisanterie plus ou moins fine. D'où ma dernière phrase. C'est à mon tour de demander pardon parce que ce n'était pas très bon ! C'est bien Turandot mais dans une version alternative. Le programme est en effet extraordinaire. Je me souviens bien que Gorr ne faisait pas que s'asphyxier : elle hurlait ni plus ni moins, à la recherche désespérer d'un moment de calme. Hélas ce n'était que tension et souffrance pour elle et pour l'auditeur. Je n'imagine pas ce qu'elle pouvait y faire en live tant que le studio est déjà difficile. Bien entendu il y a un poids vocal et une déclamation tragique chez elle, mais je n'y suis pas assez sensible pour oublier que son timbre, comme Mildred Pierce, ne peut faire oublier sous les brocards de la tragédie qu'il sent le graillon.
Commentaire n°7 posté par francesco le 23/03/2008 à 20h23
Allez, j'ajoute pour le plaisir de vous imaginer frémir d'horreur : Horne aurait pu s'y coller. Elle fut bien Iphigénie !
Commentaire n°8 posté par francesco le 23/03/2008 à 20h25
Mouais... L'air d'Hérodiade ne me semble pas être le témoignage le plus éloquent de Horne, alors Médée, hum ! il y a aussi, pour la Médée en français avec les alexandrins entre parties musicales, la version de Compiègne avec Michelle Command, qui a de beaux moments mais lutte vraiment avec la tessiture.
Commentaire n°9 posté par Clément le 24/03/2008 à 00h47
Je plaisantais pour Horne ... connaissant l'allergie de Bajazet pour cette estimable chanteuse. Cela dit il y a fort à parier qu'elle aurait été beaucoup plus probe vocalement que la malheureuse Gorr. Elle a enregistré l'air de Neride maintenant que j'y pense. Les allergiques à Horne connaissent-ils sa Cassandre ?
Commentaire n°10 posté par francesco le 24/03/2008 à 11h48
Cassandre est le seul rôle, hors les Rossini sérieux, où je l'ai trouvée impressionnante, et sans trop de ces sonorités triviales. Néris en italien, c'est Neris je crois bien. Merci Clément, j'avais complètement oubliait l'existence de cet enregistrement avec Command. Dans la Médée de Martina Franca, Jason est chanté par Luca Lombardo avec un caractère geignard assez pénible, et la jeune Ciofi est admirable en Glauce, avec une rondeur et un brillant dans l'aigu qu'elle a notablement perdu ensuite. De la même époque à peu près date son Aricia de Traetta dans les mêmes lieux, et qui est magnifique.
Commentaire n°11 posté par Bajazet le 24/03/2008 à 13h43
Diffusion sur France Musique mardi 8 avril vers 10h.
Commentaire n°12 posté par Caroline le 04/04/2008 à 12h34
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