Dimanche 30 août 2009
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Rien décidément n'est épargné à Jonas Kaufmann.
Après avoir déjà chanté La Belle Meunière en concert (dès 2003 au moins) et avant de la redonner à Paris le 23 mars (toujours avec Helmut Deutsch), le ténor allemand
en publiera un enregistrement à la mi-octobre. Et voici la photo de couverture :

Il faut croire que Decca a résolu d'affecter Kaufmann au musée. Après l'avoir fait promener jusqu'à épuisement dans pas moins de quatre tableaux de Caspar David Friedrich* pour les besoins (?) des illustrations du boîtier et de la notice de son récent récital Sehnsucht (airs
d'opéras allemands), on le sort cette fois du cadre pour nous mettre sous le nez un minois Biedermeier.
La photo prend alors quelque chose d'assez platement sentimental, et il est curieux de visualiser ainsi la figure d'une Meunière qui dans les poèmes de Müller existe plus comme
fantasme fuyant que comme réalité dense, contrairement au paysage de verdure et d'eau. Mais surtout, je m'interroge sur l'image de Kaufmann. Veillé-je ou si je dors ? La photo n'est-elle pas
méchamment retouchée, avec ces yeux de biche et ce visage qui paraît comme féminisé par contamination du portrait peint ? Vague impression aussi qu'on a voulu tirer l'image de Kaufmann du côté du
mannequin métrosexuel (c'est bien comme ça qu'on dit maintenant ?). Ajoutez qu'on ne prête qu'aux riches et grands criminels : du sein de Decca naquirent et naissent les icônes douteuses de
Bartoli.
Bref : la couverture de Sehnsucht amorçait peut-être la chose, mais au moins la parodie gentille du Wanderer de Friedrich (qui doit s'en retourner sur son éperon)
faisait passer la chose. Ici en revanche, cette physionomie léchée de Kaufmann ne lui ressemble plus. Dies Bildnis ist bezaubernd schön ? Tu parles ! Non, non, ce n'est plus toi, ce
n'est plus ton visage ! Cette physionomie ne ressemble même pas à sa voix, et le contraste promet d'être redoutable entre la couverture doucereuse et rosie, et l'interprétation qu'elle
recèle.
Au fait, l'air extrait du premier acte d'Alfonso & Estrella de Schubert est à mon goût le sommet du récital Sehnsucht, admirablement dirigé par Abbado,
avec les deux extraits de Parsifal. Mais on en reparlera.

* Le Voyageur au-dessus de la mer de nuages (Hambourg) ;
Paysage de Bohême (Dresde) ;
Vue de la vallée de l'Elbe (Dresde) ;
Le matin sur le Riesengebierge (Berlin)
Par Bajazet
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Mardi 25 août 2009
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23:51
Où l'on se dit que certains artistes, plutôt que de toujours offrir Zueignung en dernier bis (HABE DAAAAAAAANK !), pourraient aussi bien entonner le couplet
de Wozzeck :
WIR ARME LEUT' !
Bonne galerie de la faune d'après représentation, d'ailleurs :
¶ le coach vocal ("Vous devriez chanter ci, et ça")
¶ son acolyte la surveillante linguistique
¶ les grands bourgeois qui tentent de carotter une invitation
¶ l'adepte langoureuse du "partage d'âme"
¶ le chanteur enamouré (très sympathique en l'occurrence)
¶ la disquaire en pilotage automatique
Manquent cependant les maniaques de la photo – je veux dire les acharnés à se faire photographier au côté de la vedette, ou encore ceux à qui la photo offerte par l'artiste n'a
pas l'heur de plaire : "vous n'en avez pas d'autres ?".
Einer nach dem andern.
Par Bajazet
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Mardi 25 août 2009
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19:47
Dans quelle œuvre du théâtre lyrique
un soprano traite-t-il un ténor de bâtard ?
Un premier indice ci-dessous
Second indice :

Réponse :
Genoveva de Schumann
d'après la tragédie de Hebbel inspirée de la légende de Geneviève de Brabant

On est à l'acte II. Son époux Siegfried parti à la croisade, Genoveva attend au château. La solitude, ça n'existe pas, cependant pour se
désennuyer elle prie le fidèle Golo (secrètement amoureux d'elle) de chanter avec elle ce vieux chant allemand « Wenn ich ein Vöglein wär » ("Si j'étais un oiseau léger, je volerais
vers toi"). Pendant qu'ils unissent leurs voix, Golo, de plus en plus troublé, finit par se déclarer (situation dramatique assez voisine dans la grande ballade de Schumann Des Sängers Fluch, pour solistes et chœur, qu'Edda Moser a aussi gravée d'ailleurs).
La scène dégénère : plus Golo exhale son désir, plus Genoveva se dérobe avec indignation, jusqu'au moment où il tente de lui faire violence. Elle le repousse alors avec ces
mots :
« Zurück, ehrloser Bastard ! »
« Arrière, bâtard infâme ! »
Pivot du drame. La suite de la scène est gouvernée par une stupeur menaçante. Golo, mortifié (« Das Wort, das traf ! »), murmure que Genoveva n'aura plus jamais de repos. Restée seule,
elle tente d'apaiser son angoisse dans une extraordinaire prière à Dieu, pleine de pressentiments sourds. La vengeance de Golo ne tarde pas : machination avec l'aide de Margareth, accusation
d'adultère, Genoveva est traînée dans la forêt, vous connaissez la suite.
Dans l'extrait ci-dessous, Genoveva est donné à Zurich sous la direction d'Harnoncourt. Devinez qui est le metteur en scène (ne vous fiez pas au lavabo). Juliane
Banse et Shawn Matthey (ci-devant Ferrando avec Chéreau : ça ne s'est pas arrangé…) tiennent les rôles en présence. L'extrait s'achève sur le fameux Bastard !
Noter que ce DVD est le second enregistrement de Genoveva par Harnoncourt. L'intégrale en CD parue chez Teldec (avec Ruth Ziesak, Deon Van der Walt et
Mariana Lipovsek) vient d'être rééditée à prix ultra-économique. Viennent aussi de paraître, toujours par Harnoncourt, les Scènes de Faust de Schumann, captées live avec Gerhaher en
tête de distribution, et qu'on espère plus réussies que sa version du Paradis et la Péri.
Il existe de larges extraits de Genoveva, captés sur le vif à Berne en 1950 avec Maria Stader, et curieusement publiés dans un coffret Gala consacré à Inge Borkh (laquelle tient là le rôle épisodique de
Margareth). Ce coffret, avec d'autres de la collection Gala (un hommage à Marianne Schech, l'Onéguine viennois avec Jurinac, etc.), est actuellement bradé pour 7 euros sur le site
Abeille Musique.
Par Bajazet
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Lundi 24 août 2009
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19:59
Mais non, ce n'est pas Susan Boyle !
Ni le frère de Susan Boyle
ni Jack Lemmon déguisé en Joan Sutherland.
C'est bien Joan Sutherland
(dans Richie et le Pantin)
Et l'énigme est la suivante.
Il s'agit d'identifier l'air d'opéra dont les premiers mots, chantés par Joan Sutherland,
sonnent ainsi :
Waohooo haèaaawoohowh aéèèaéwèhèhoaaaooaa
La transcription a été effectuée sous le contrôle d'un huissier,
qui s'est donné la mort ensuite
en fredonnant Don't cry for me, Segalina
Deux indices :
1) ce sont des paroles italiennes
2) dans la cadence, il y a un mi 5 naturel (si je puis dire)
Par Bajazet
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Lundi 24 août 2009
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13:33
Maureen Forrester, dont il a déjà été question ici puis là, a laissé un certain nombre d'enregistrements, qui tient trop souvent du continent englouti. Les Haendel fabuleux des années 60, gravés à Vienne pour le label Westminster,
commencent enfin à ressurgir : le Serse avec Lucia Popp vient d'être réédité par DG, et on peut espérer que la Rodelinda de 1964 sous la direction du même Priestman suive,
mais aussi cet Hercules où elle incarnait Déjanire face à l'Iole de Stich-Randall. Commentant l'édition du Serse, Ivan Alexandre a souligné que l'art de Forrester, unissant «
l'académie et la transe », vient opportunément rappeller « ce que primo uomo veut dire ». De même, la Theodora dirigée par Somary, rééditée récemment elle aussi par le label
Alto, offre au couple protagoniste, avec Harper et Forrester, des interprètes aussi
cultivés qu'intenses, chose rare dans la discographie de cet oratorio.
La Radio Canadienne (CBC) avait publié il y a une dizaine d'années une anthologie Haendel de Forrester, qui puisait aux intégrales Priestman et Somary. Elle sera rééditée
bientôt dans un double CD, avec une autre anthologie consacrée à Forrester dans le lied (déjà proposée en 2000 sous le titre malencontreux La Grande Dame de la Lyrique), et qui comprend
notamment les Quatre chants sérieux de Brahms et les Wesendonck-Lieder gravés en 1968, plus les Zigeunerlieder. Deutsche Grammophon de son côté continue de négliger la
Rhapsodie de Brahms avec Fricsay (1957) : seul le complément des Rückert-Lieder avec le même chef a reparu dans le coffret Fricsay : a life in music. Et qui rééditera
les Songs composés par Thomas Arne pour les pièces de Shakespeare, où Forrester en 1964 avait le même partenaire que dans son album Purcell de 1968, rien moins qu'Alexander Young ?
Mais la nouveauté, absolue, vient d'un autre éditeur canadien, XXI-21 Productions, qui s'apprête à publier cet automne un coffret copieux regroupant les premiers
enregistrements de Forrester dans les années 1950, parmi lesquels des raretés et même de l'inédit.
On y trouvera une partie Mahler, issue de disques généralement connus : les Rückert avec Fricsay, le Chant de la Terre avec Reiner (studio) et Walter (live),
la Seconde Symphonie avec Walter, les Kindertotenlieder avec Munch. Deux versions de l'Ode à la Joie aussi : Fricsay en 1959, Munch l'année suivante. Passons sur le
fait que dans la partie d'alto, selon un mot célèbre, « on ne vous remarque que si vous n'êtes pas bonne ».
Mais surtout sera restituée la Rhapsodie de Brahms dirigée par Fricsay : merveille !
Un autre 'intérêt majeur du coffret réside dans le lied avec piano. Car reparaîtront les albums introuvables réalisés avec John Newmark au piano :
¶ Le Lied (1955) : Schubert, Beethoven, Schumann, Wolf, Strauss, Dvorak, Brahm (avec les deux lieder avec alto obligé).
¶ Programme Schumann-Brahms en 1958 (avec Frauenliebe undLeben, je présume)
¶ Un plus rare en 1959 : C.P.E. Bach, Franck, Schumann, Loewe
À quoi s'ajoute un inédit, issu des archives canadiennes : des Wesendonck-Lieder datant de 1954. Mais aussi, on l'espère, une Rhapsodie de Brahms captée en 1960 à Porto-Rico
sous la direction de Pablo Casals, inédite encore, et qui complétera les Songs of Sunset de Delius gravées en studio sous la direction de Beecham.
Vifs remerciements à Denis Alarie pour ces informations. Et en attendant de découvrir ces trésors (qu'accompagnera une notice bien documentée), voici Maureen Forrester dans
Blow the wind southerly, une de ces mélodies entêtantes :
Par Bajazet
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Dimanche 23 août 2009
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13:34
C'est sur le riche forum Tamino, consacré à la musique classique et dont on chercherait en vain un équivalent en France, que se
trouve l'information : on tourne actuellement une adaptation cinématographique du Freischütz .
Le tournage, assuré par une équipe suisse, a commencé au début du mois en Saxe, non loin de Dresde où Weber a composé son opéra (à Hosterwitz précisément), sous le titre
primitif de La Fiancée du Chasseur, qui est aussi celui retenu pour ce film. L'action de l'opéra, censée se dérouler à l'époque de la Guerre de Trente Ans dans les forêts de Bohême, est
pour l'occasion transposée en 1813 dans l'Allemagne napoléonienne. Parmi les lieux retenus : Uttewalder Grund et Bielatal, dans cette partie sauvage et rocheuse de la Saxe appelée Suisse saxonne
à cause de sa ressemblance avec certaine partie du Jura et qui avait fait forte impression sur le peintre Ludwig Richter.
La bande sonore a été enregistrée à Londres au début de cet été, sous la direction de Daniel Harding (argh !) à la tête du London Symphony Orchestra et du Chœur de la Radio de
Berlin. La distribution en est la suivante :
Michael König (Max)
Michael Volle (Kaspar)
Juliane Banse (Agathe)
Regula Mühlemann (Ännchen)
René Pape (l'Ermite)
et les vétérans Franz Grundheber (Ottokar) et Olaf Bär (Kuno).
Apparemment les chanteurs joueront aussi leur rôle à l'écran. On annonce aussi pour les scènes chorales les membres du chœur d'alpinistes Kurt Schlosser et de la
Singakademie de Dresde (150 en tout). Sortie du film prévue au début de 2010 en Allemagne. Comme c'est une coproduction européenne, il devrait être diffusé assez largement. Et même raté, ce sera
toujours mieux que le film en play-back réalisé par Liebermann à Hambourg, avec Arlene Saunders et Gottlob Frick : petite horreur même pas delightful, disponible en DVD.
En attendant, et avant d'évoquer Le Freischütz gravé par Kubelik au début des années 80 avec feue Behrens, voici toujours l'ouverture par Kleiber le fils.
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Dimanche 23 août 2009
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01:06
Je veux dire, pourquoi donc ce disque n'est-il pas réédité ?
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Lundi 10 août 2009
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00:43
Répétition du Fidelio donné pour la réouverture de l'Opéra de Vienne en 1955
sous la direction de Karl Böhm
Fin du premier acte
De cour à jardin :
Irmgard Seefried (Marzelline), Martha Mödl (Leonore),
Ludwig Weber (Rocco), Paul Schöffler (Pizzaro)
Bande-son ci-dessous (si Deezer veut bien fonctionner de nouveau ^^)
Le son avec l'image pour le quatuor du cachot :
Lundi 3 août 2009
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13:13
Il n'a pas l'air, comme ça, mais il a beaucoup d'amour à donner.
Cependant il n'est pas tatoué : saurez-vous le reconnaître ?
Questions habituelles :
Qui ? Dans quel rôle ? Dans quel théâtre ?
Un indice : ce n'est pas Mirella Freni dans Mamma Lucia
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Dimanche 2 août 2009
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Ci-dessous la liste des rôles que Lisa Della Casa a interprétés sur scène
Une bonne partie de ces rôles (secondaires en particulier) appartient aux premières années passées en troupe à Zurich.
Sources :
D. Debeljevic, Ein Leben mit Lisa Della Casa, Atlantis, 1975.
G. Wendt & M. Faltermeier-Prestl, Lisa Della Casa, Huber, 2008.
L’astérisque signale les rôles dont il existe un témoignage sonore intégral (studio ou live)
ADAM
Le Postillon de Longjumeau : Madeleine
BEETHOVEN
Fidelio : Marzelline * (Salzbourg 1948, Milan 1951)
BERLIOZ
La Damnation de Faust : Marguerite
BRITTEN
Peter Grimes : 2e Nièce
P. BURKHARD
Tic-Tac : Lucinde (création Zurich 1942)
W. BURKHARD
Die Schwarze Spinne (L’Araignée noire) : la Jeune Fille (création Zurich 1949)
VON EINEM
La Mort de Danton : Lucile Desmoulins (Vienne 1967)
Le Procès : Mlle Bürstner / La Femme de l’huissier / Leni * (création Salzbourg 1953)
Le
Procès (Salzbourg 1953, avec Max Lorenz)
GERSHWIN
Porgy & Bess : Clara (Zurich 1947)
GLUCK
Orfeo ed Euridice : Eurydice * (Chicago 1962)
HAENDEL
Agrippina : rôle-titre (Zurich 1970)
Giulio Cesare : Cléopâtre (Munich 1955)
HEUBERGER
Der Opernball (Le Bal de l’Opéra) : Angèle
HINDEMITH
Mathis le Peintre : Ursula (Vienne 1958, avec P. Schöffler)
JARNO
Das Musikantenmädel : le Prince
LEHAR
Die lustige Witwe (La Veuve joyeuse) : Valencienne
LEONCAVALLO
Paillasse : Nedda (Vienne 1947)
MASCAGNI
Cavalleria Rusticana : Lola
MILLÖCKER
Der Bettelstudent : Laura
Donna Elvira (Met)
MOZART
Così fan tutte :
Dorabella
Fiordiligi *
Don Giovanni :
Donna Elvira * (Salzbourg 1956)
Donna Anna * (Zurich 1950, Vienne 1955)
La Flûte enchantée :
Premier Garçon
la Reine de la Nuit
Première Dame
Pamina * (Salzbourg 1959, dir. Szell)
Les Noces de Figaro :
la Comtesse * (débuts au Met 1953)
Idomeneo :
Ilia * (Vienne 1972)
NICOLAI
Les Joyeuses Commères de Windsor : Frau Fluth
OFFENBACH
Les Contes d’Hoffmann : Antonia
PUCCINI
Madame Butterfly : rôle-titre (débuts en 1941 à Solothurn ; Met 1964)
La Bohème : Mimi (Zurich 1943)
Gianni Schicchi : Nella
Suor Angelica : Sœur Geneviève
ROUSSEAU
Le Devin de village : Colette
SCHOECK
Erwin & Elmire : Elmire (Zurich 1949)
SMETANA
La Fiancée vendue : Marie (débuts à Vienne 1947)
J. STRAUSS
Le Baron tzigane : Saffi (Met 1959)
Une nuit à Venise : Barbara
Capriccio (Salzbourg 1956)
R. STRAUSS
Arabella :
Zdenka * (Zurich 1945 avec M. Cebotari, puis Salzbourg 1949 avec M. Reining)
Arabella * (Zurich 1954, Salzbourg 1958)
Ariane à Naxos :
Ariane * (Salzbourg 1954, Paris & Berlin 1959)
Capriccio :
la Comtesse Madeleine * (Salzbourg 1950, Zurich 1954, Vienne 1964)
Le Chevalier à la Rose :
Annina (Zurich 1943)
Sophie * (débuts Opéra de Paris 1949 avec M. Reining ; Milan 1951)
Octavian * (débuts dans le rôle Salzbourg 1953 avec M. Reining ; Met 1964
avec Schwarzkopf)
la Maréchale * (débuts dans le rôle Vienne 1955 ; Münich 1958 ; Salzbourg 1960 avec Jurinac)
Elektra :
Chrysothemis * (Salzbourg 1957, avec Mitropoulos et Inge Borkh)
Salomé :
rôle-titre (Festival de Munich 1961 et 1962)
SUPPÉ
Boccaccio : Béatrice
VERDI
Rigoletto : Gilda
WAGNER
Lohengrin : Elsa de Brabant * (Met 1959)
Les Maîtres-Chanteurs : Eva * (Bayreuth 1952)
La Walkyrie : Gerhilde
¶ Remarque discographique :
Le Lohengrin du Met (live 1959, dir. Schippers) vient d'être publié par Myto : l'Elsa de Della Casa n'était pas connue jusqu'ici (sauf erreur). Chez le même éditeur, et pour un
prix tout aussi modique, on trouve le Don Giovanni dirigé par Mitropoulos à Salzbourg en 1956 : il vaut mieux entendre l'Elvire de Della Casa dans cet enregistrement plutôt que dans
l'intégrale de studio dirigée par Krips.
La Maréchale de 1960 à Salzbourg figure dans un coffret DG issu des archives de la Radio Autrichienne. Il n'est plus au catalogue semble-t-il, mais Gala a publié cette soirée de son côté, avec des compléments du Met (Della Casa et Jurinac
encore).
Et pour la bonne bouche :
Par Bajazet
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